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Virus de la tomate. Contamination confirmée dans une exploitation du Finistère – Ouest-France éditions locales

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Le ministère de l’Agriculture a confirmé, ce lundi soir, que des tomates en serre avaient été contaminées par le virus ToBRFV, dans une exploitation du Finistère. Sans danger pour les humains, ce virus de la tomate peut avoir de graves conséquences économiques pour la filière.

Ce virus est sans danger pour les humains. (ILLUSTRATION) | FRED TANNEAU / AFP

  • Ce virus est sans danger pour les humains. (ILLUSTRATION)
    Ce virus est sans danger pour les humains. (ILLUSTRATION) | FRED TANNEAU / AFP
Le ministère de l’Agriculture a confirmé lundi soir la contamination de tomates en serre par le virus ToBRFV dans une exploitation du Finistère. Un virus sans danger pour les humains, mais susceptible d’avoir de graves conséquences économiques pour la filière.

« On a reçu les résultats de l’Anses (Agence de sécurité sanitaire) sur les échantillons prélevés dans les serres qui étaient en suspicion dans le Finistère et les résultats sont positifs, elles sont donc bien contaminées par le virus », a-t-on indiqué au ministère.

La direction générale de l’Alimentation, qui dépend du ministère de l’Agriculture, a finalement reçu les résultats d’analyses ce lundi, contrairement à ce qu’avait indiqué dans la journée l’Anses qui avait évoqué la date du 24 février.

« L’exploitation concernée a été confinée dans l’attente de la destruction des végétaux et de la désinfection du site dans les plus brefs délais », a-t-on également précisé.

Les plants incriminés « proviennent du Royaume-Uni mais sont issus de semences produites aux Pays-Bas », selon le ministère. Trois autres exploitations « ont été identifiées comme ayant reçu le même type de plants » et font l’objet d’inspections et de prélèvements, dans le cadre de l’enquête de traçabilité.

« Tout a été mis en œuvre pour circonscrire le site »

L’exploitation contaminée, dans laquelle deux serres ont été touchées, « est assez isolée ».

« Tout a été mis en œuvre pour circonscrire le site », a déclaré Laurent Bergé, président de l’AOP Tomates et concombres de France, à l’Agence France-Presse.

« Nous sommes en train de travailler sur toutes les mesures de biosécurité », a-t-il ajouté, évoquant la mise au point avec les services de l’État d’un plan de surveillance, pour permettre « une veille permanente d’une éventuelle évolution du virus ».

Des documents vont être communiqués à tous les producteurs français, avec les mesures de prophylaxie à mettre en oeuvre. Un plan de communication à destination des professionnels et du public doit informer de l’absence de risque pour la consommation.

Selon l’Anses, le virus de la tomate peut infecter jusqu’à 100 % des plantes sur un site de production, ce qui le rend redoutable pour les cultures à haute densité de plantation comme les cultures sous serre.

« Particulièrement dangereux pour les plantes qui y sont sensibles »

Début février, l’agence avait mis en garde contre le tomato brown rugose fruit virus (ToBRFV), un nouveau virus « particulièrement dangereux pour les plantes qui y sont sensibles ». Il peut se transmettre par les semences, les plants et les fruits infectés et survit longtemps à l’air libre.

Ce virus a été observé pour la première fois en Israël en 2014, puis a été trouvé en 2018 sur des cultures de tomate au Mexique, aux États-Unis, en Allemagne et en Italie et enfin en 2019 aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Grèce.

La diffusion de ce virus sur le territoire national « aurait des conséquences économiques majeures pour la filière mais également les jardiniers amateurs », avait indiqué dimanche le ministère, alors que l’enquête n’en était qu’au stade de la suspicion.

Selon Laurent Bergé, d’autres virus ont par le passé été contenus, grâce à des mesures de sécurité « assez élevées ». « Contrairement à d’autres pays comme les Pays-Bas, nos exploitations sont beaucoup plus dispersées sur le territoire, donc le risque de contamination d’une exploitation à l’autre est plus limité », a-t-il ajouté.

Toutefois, « si on n’arrive pas à contenir la contamination, le risque, c’est que la filière tomate puisse décliner rapidement, il s’agit d’un virus particulièrement virulent », a-t-il ajouté, évoquant des vecteurs tels que les emballages ou les palettes.

Aucun traitement n’existe à l’heure actuelle : « une fois que le virus est sur la culture, on n’a pas d’autre choix que de détruire cette culture », a rappelé Laurent Bergé. Selon lui, la France compte plus de 1 500 producteurs.

La tomate est le premier fruit consommé par les Français avec un peu plus de 13,9 kg par ménage et par an. La culture de tomates en France est la première culture légumière avec 712 000 tonnes produites en 2018.

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