Viols et agressions sexuelles à CentraleSupélec : enquête ouverte après un rapport accablant – Midi Libre

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Le parquet d’Evry a ouvert une enquête après une lettre envoyée par le directeur de la prestigieuse école d’ingénieurs au procureur de la République. Il révèle les résultats catastrophiques d’une enquête menée en interne auprès des élèves. Une centaine d’entre eux dénonce des viols et agressions sexuelles au cours de l’année universitaire. 

La direction de la prestigieuse école d’ingénieurs CentraleSupélec a saisi la justice après une enquête menée auprès des élèves qui a révélé une centaine d’agressions sexuelles et viols déclarés lors de l’année universitaire 2020-2021, a-t-elle annoncé ce jeudi 7 octobre. Le directeur Romain Soubeyran a souhaité dresser un état des lieux des violences sexistes et sexuelles au sein de son établissement dans le cadre du plan d’action en faveur de l’égalité femme-homme. Il ne s’attendait pas à des chiffres aussi accablants.

Un questionnaire envoyé aux élèves 

Cette enquête anonyme menée auprès de 2 386 élèves par mail à la fin de l’année universitaire à la demande de la direction par l’association de lutte contre le sexisme “Capèse” “met en évidence des situations de violences sexistes et sexuelles particulièrement préoccupantes” a indiqué jeudi CentraleSupélec dans un communiqué. 

20 femmes et 8 hommes victimes de viols

Le parquet d’Evry a ouvert une enquête préliminaire pour “harcèlement sexuel, agressions sexuelles et viols”. Parmi les victimes, vingt femmes et huit hommes déclarent avoir été victimes de viols. 51 femmes et 23 hommes affirment avoir été victimes de harcèlement sexuel, 46 femmes et 25 hommes d’une agression sexuelle. Autres données révélées par ce questionnaire anonyme : 110 femmes et 25 hommes confient avoir subi des propos sexistes, 43 femmes et 34 hommes des contacts physiques non sexuels.

Il faut multiplier ces questionnaires

Ces faits pourraient s’être déroulés en partie lors de “soirées clandestines” pendant le confinement, relate l’association étudiante Capèse. Ibtissam Hamich, président de ce collectif, explique au journal Le Monde : “Beaucoup de personnes ne se rendent pas compte de ce qu’elles ont vécu ou alors peuvent penser qu’on ne va pas les croire”. Pour elle, il faut multiplier ces questionnaires. “Généralement, on se dit que si les gens ne parlent pas, c’est que tout va bien… Mais leur a-t-on au moins demandé si cela allait ?”

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