Violences policières, jeunesse, climat… les principales annonces de Macron sur Brut – BFMTV

Spread the love

Le chef de l’Etat a accordé une longue interview, ce vendredi, au média en ligne Brut. Un entretien au cours duquel Emmanuel Macron a annoncé plusieurs mesures, dont certaines à destination des jeunes.

Emmanuel Macron a évoqué un grand nombre de thématiques ce vendredi chez nos confrères de Brut. Un exercice inédit d’une durée de 2h30 au cours duquel le président a été interrogé sur les récents faits d’actualité mais aussi sur des sujets qui préoccupent en particulier la jeunesse, particulièrement touchée par la précarité en raison de la crise sanitaire.

· Les violences policières, un “slogan” selon le président

Premier sujet évoqué, où la parole du chef de l’Etat était plus qu’attendue: celui des violences policières survenues fin novembre à Paris. Une expression que ne partage pas Emmanuel Macron.

“Je n’ai pas de problème à répéter le terme de violences policières, mais je le déconstruis”, car “c’est devenu un slogan pour des gens qui ont un projet politique. Il y a des policiers qui sont violents” et “qu’il faut sanctionner”, a-t-il dit sur Brut, faisant notamment référence à l’agression de Michel Zecler par des policiers, “d’une violence inadmissible”.

· Les caméras-piétons généralisées en juin

À propos de l’évacuation brutale de la place de la République où s’étaient installés des migrants, Emmanuel Macron a considéré qu’il n’était “jamais normal d’avoir des comportements qui ne sont pas à la hauteur des attentes”. Le président a annoncé dans la foulée la généralisation de caméras-piétons en juin pour la police nationale.

Il a par ailleurs dénoncé les violences contre une policière “attaquée par des fous”, des “gens ensauvagés”, lors de la manifestation contre le texte de loi “sécurité globale”, samedi dernier à Paris. Interrogé justement sur l’article 24 de cette loi, Emmanuel Macron a assuré que “demain, les journalistes et les citoyens pourront continuer à filmer et diffuser les images des forces de l’ordre”.

· Une plateforme pour signaler des discriminations

Parallèllement à cette déclaration, il a promis le lancement d’une plateforme nationale de signalement des discriminations, gérée par l’Etat, le défenseur des droits et des associations dont la Licra en janvier prochain.

“Aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé (…) On est identifié comme un facteur de problème et c’est insoutenable”, a affirmé Emmanuel Macron.

· Vers une “nouvelle aide exceptionnelle” pour les jeunes

Concernant la réouverture des universités, le chef de l’Etat a promis la reprise progressive des cours en présentiel au sein des établissements supérieurs à compter de début janvier.

Face à ce qu’il avait présenté comme la génération sacrifiée de la crise du coronavirus, Emmanuel Macron a indiqué envisager une nouvelle “aide exceptionnelle pour les jeunes qui perçoivent des APL” pour le début d’année 2021.

“On va travailler sur deux choses au début d’année prochaine: remettre en place une aide exceptionnelle pour les jeunes qui perçoivent des APL, et améliorer le système de bourses”, a indiqué le chef de l’Etat.

· Des mesures contre la précarité menstruelle au premier semestre 2021

Le président a par ailleurs promis une réponse “très concrète” au problème de la précarité menstruelle, évoquant la difficulté pour les femmes “qui sont à la rue” qui ne peuvent se “protéger être dignes”.

“J’ai demandé qu’on avance, je veux qu’avec les associations compétentes et pour toutes les femmes qui sont dans cette situation on puisse avoir une réponse”, a affirmé Emmanuel Macron.

Sur le même sujet

· Un “échec collectif” sur le glyphosate

Les 150 propositions de la Convention citoyenne pour le climat, ne doivent pas être prises “telles quelles” mais retravaillées avec le Parlement et le gouvernement, a défendu ce vendredi Emmanuel Macron. Une position que dénoncent certains citoyens membres de cette convention.
Emmanuel Macron reconnaît un échec “collectif” sur sa promesse de sortir du glyphosate dans les 3 ans, mais affirme ne pas avoir changé d’avis. “Je n’ai pas de leçons à recevoir”, à ce sujet.

Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV

Leave a Reply