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VIDEO. Nouvelle-Zélande : Le volcan encore trop dangereux, les secouristes renoncent à récupérer les corps – 20 Minutes

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Une éruption s’est produit, le 9 décembre 2019 sur White Island, dans le nord de la Nouvelle-Zélande. — Handout / Michael Schade / AFP

« Trop risqué ». Les craintes d’une nouvelle éruption du volcan de White Island, qui aurait tué 15 personnes selon un nouveau décompte, ont conduit les autorités à renoncer à l’envoi de secouristes afin de récupérer les corps de neuf personnes.

L’éruption de lundi sur cette île très touristique au nord de la Nouvelle-Zélande a fait six morts, selon un bilan officiel. Neuf personnes sont portées disparues, dont sept Australiens et deux Néo-Zélandais, selon un nouveau décompte mercredi de la police qui faisait jusque-là état de huit disparus.

« Le risque est tout simplement trop élevé »

Leurs corps seraient toujours sur l’île mais les conditions étaient jugées mercredi encore trop dangereuses pour envoyer des secours sur place et permettre aux médecins légistes et aux spécialistes de commencer leur travail d’identification des victimes.

« Chaque jour qui passe avec ces corps non retrouvés est un jour d’angoisse pour les proches (…) mais en ce moment, les scientifiques nous disent que le risque est tout simplement trop élevé », a déclaré Sarah Stuart-Black, directrice de la protection civile.

1,2 million de centimètres carrés de peau ont été envoyés par l’Australie et les Etats-Unis en vue d’être greffés

Les 22 survivants hospitalisés dans des services de grands brûlés demeurent dans un état critique, selon les autorités de la santé. En vue d’être greffés, quelque 1,2 million de centimètres carrés de peau ont été envoyés par l’Australie et les Etats-Unis. Au moment de l’éruption, de la vapeur surchauffée a jailli, projetant des cendres et des roches comme des boulets de canon à une vitesse supersonique.

Selon le ministre de la police, Stuart Nash, les blessures dont souffrent les touristes et les guides sont tellement graves que certaines victimes étaient incapables de s’identifier. « Il y a un certain nombre de personnes hospitalisées qui ne peuvent pas communiquer, elles souffrent d’importantes brûlures sur la peau mais également au niveau des organes internes », a expliqué mercredi Stuart Nash.

Au total, 47 touristes et guides se trouvaient sur l’île au moment de l’éruption, venus d’Australie, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de Chine, d’Allemagne, de Malaisie et de Nouvelle-Zélande. L’Australie a indiqué que 13 de ses ressortissants étaient hospitalisés et 11 portés disparus.

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