Vidéo : Impact sur les ados d’Instagram, Facebook passe au grill

Vidéo : Impact sur les ados d'Instagram, Facebook passe au grill

Les dirigeants de Facebook ont eu fort à faire ce jeudi, pour défendre la politique de leur groupe concernant la protection de la jeunesse devant le Congrès américain. Auditionnés à Washington, les responsables de Facebook, Instagram et WhatsApp ont été confrontés à une avalanche de critiques au sujet de l’impact néfaste de leurs plateformes – et surtout d’Instagram – sur le moral et la santé mentale de leurs jeunes utilisateurs.

Cette nouvelle série d’auditions, qui continuera la semaine prochaine, a commencé par le témoignage d’Antigone Davis, directrice de Facebook et responsable mondiale de la sécurité. Celle-ci a été entendue devant un sous-comité de la commission sénatoriale du commerce, des sciences et des transports pour discuter des révélations récentes d’une enquête du Wall Street Journal, à l’origine du scandale.

Pour rappel, le célèbre titre américain a publié il y a quelques jours une série d’articles montrant comment les dirigeants de l’entreprise étaient au courant des effets négatifs de ses plateformes, mais n’y ont pas remédié.

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De nouvelles révélations la semaine prochaine ?

L’enquête du Wall Street Journal a notamment révélé que les propres recherches internes de Facebook montraient qu’Instagram contribuait aux problèmes d’image corporelle, d’anxiété et de dépression chez les filles. Avant l’audience, le journal a publié six des documents internes qui ont servi de base à son reportage. Facebook, après avoir appris que le journal allait publier les documents, en a publié deux de son côté.

Au fil des ans, des dizaines d’études ont montré les effets néfastes des plateformes de réseaux sociaux comme Facebook et Instagram sur les adolescents et leur perception d’eux-mêmes. Mais l’enquête du Wall Street Journal est l’une des rares fois où il a été révélé que l’entreprise elle-même connaissait les problèmes de sa plateforme.

Mardi prochain, les sources anonymes à l’origine de cette enquête témoigneront devant le même sous-comité. Facebook s’est engagé à ne pas exercer de représailles à leur encontre.

La défense de Facebook tombe à l’eau

Pour sa défense, Antigone Davis a exprimé dans des remarques préparées à l’avance le désaccord de Facebook avec la façon dont le reportage du journal a caractérisé les recherches menées par le géant américain sur le moral de ses utilisateurs. « Cette recherche n’a pas mesuré les relations de cause à effet entre Instagram et les problèmes du monde réel », défend la responsable, ajoutant que cette « recherche a montré que de nombreux adolescents qui ont des difficultés disent qu’Instagram les aide à faire face à de nombreux problèmes difficiles qui sont si courants chez les adolescents ».

Pas de quoi convaincre les élus américains, que la défense de Facebook n’a pas convaincus. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal, président de la sous-commission, a pris l’initiative de créer un faux compte Instagram pour une jeune fille de 13 ans. Après avoir suivi quelques comptes associés à des régimes extrêmes et à des troubles alimentaires, l’application a rapidement commencé à promouvoir un certain nombre d’autres comptes associés aux mêmes types de contenus nuisibles, a-t-il raconté, faisant complètement tomber l’argumentaire développé plus tôt par Antigone Davis.

« Facebook nous a demandé de lui faire confiance. Mais après ces dérobades, et ces révélations, pourquoi le devrions-nous ? » Les membres du Congrès ont évoqué divers moyens législatifs pour faire face aux impacts négatifs des médias sociaux, comme une mise à jour de la loi de 1998 sur la protection de la vie privée en ligne des enfants (COPPA). Ces derniers décideront de la suite à donner à cette histoire dans les prochaines semaines. En attendant, Facebook peut continuer à trembler.

Source : ZDNet.com

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