Vidéo. Gironde : un camion fou a suscité la panique dans la citadelle de Blaye samedi soir – Sud Ouest

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Un camion fou a suscité une vive émotion, samedi soir, depuis l’autoroute A10 jusqu’à Blaye. Vers 20h30, la gendarmerie est alertée qu’un camion d’une dizaine de tonnes multiplie les manoeuvres dangereuses, sur l’A10, dans le sens nord-sud, à hauteur de Saintes. L’engin zigzague, freine sans raison. Le peloton autoroutier de Saintes est aussitôt déclenché et rapidement rejoint par celui de Saint-Aubin-de-Blaye. Arrivés au niveau du camion, les militaires font signe à sa conductrice de s’arrêter.

Au lieu de cela, la jeune femme s’engage dans une course folle. Elle quitte l’autoroute à la sortie 38, dans le nord de la Gironde, défonce la barrière de péage sur son passage et file à vive vers la ville de Blaye. Un important dispositif est déployé pour tenter de la stopper. Mais rien n’y fait. 

Le camion s’engouffre dans la sous-préfecture girondine et fonce vers la citadelle autour de laquelle les terrasses des restaurants et cafés sont animées, en cette soirée d’été. Le camion ne s’arrête toujours pas. “Il nous a foncé dessus”, témoigne Jean-Marc Monnery, gérant de la crêperie Le Bastion, encore sous le choc ( témoignage complet à retrouver ici ). Par miracle, personne n’a été sérieusement blessé.

Hospitalisée en psychiatrie

“Un gendarme a fait usage de son arme, tirant à une seule reprise vers les pneus pour tenter de stopper le véhicule”, explique la vice-procureure de Libourne. Le camion a fini par s’arrêter contre un arbre, à proximité de la porte royale. Sa conductrice, une femme âgée de 30 ans originaire de Gironde se trouvait seule à bord et a été interpellée.

“Elle était dans un état d’excitation important”, poursuit la magistrate.

Transportée à l’hôpital, cette jeune femme inconnue de la justice jusqu’à présent a refusé de se soumettre à des prélèvements sanguins. Examinée par un médecin, elle a ensuite été hospitalisée en psychiatrie, son état ayant été jugé incompatible avec une mesure de garde à vue. 

Pourquoi a-t-elle commis ces faits ? C’est ce que devra déterminer l’enquête de gendarmerie ouverte par le parquet de Libourne. “Nous ne sommes pas sur le registre d’une attaque terroriste”, souligne la vice-procureure. Les investigations ont été confiées aux gendarmes de la compagnie de Blaye.  

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