C’était le dixième samedi de mobilisation de ce mouvement social inédit lancé le 17 novembre 2018. Quelque 84 000 “gilets jaunes” ont manifesté, samedi 19 janvier, en France, comme la semaine dernière, selon les chiffres communiqués en fin de journée par le ministère de l’Intérieur. La mobilisation était en léger recul à Paris, avec 7 000 manifestants, contre 8 000 samedi dernier, toujours selon le ministère.

Mais certaines villes ont connu des participations records : près de 3 000 manifestants à Belfort (Territoire de Belfort) et 2 500 à Angers (Maine-et-Loire). Les “gilets jaunes” assurent qu’ils sont prêts à faire durer le mouvement. Mais depuis qu’il a débuté, comment le mouvement a-t-il évolué ? Les barrages routiers sont moins fréquents et de nombreux ronds-points ont été évacués. Même les manifestations le samedi se transforment : beaucoup sont déclarées en préfecture.

A l’avenir, quelles seront l’organisation et la structure du mouvement ? L’incertitude est totale. Les leaders se déchirent. Jacline Mouraud est très isolée dans son projet de parti politiqueHayk Shahinyan, fondateur de “Gilet jaune le mouvement”, affirme de son côté présenter une liste aux futures élections européennes. Des divergences apparaissent entre Maxime Nicolle, Priscillia Ludosky et Eric Drouet, notamment sur les choix de lieux de manifestation. Eric Drouet prône un dialogue direct avec Emmanuel Macron et ne veut pas entendre parler du grand débat national.

Après deux mois, les revendications des “gilets jaunes” restent très variées : le pouvoir d’achat, le ras-bol de “l’oppression fiscale”, le RIC… Ces “gilets jaunes” n’ont aucune intention de relâcher la pression malgré le grand débat national voulu par Emmanuel Macron.

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