VIDÉO – Éric Dupond-Moretti chahuté à l’Assemblée pour son baptême du feu – RTL.fr

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Des chahuts et des applaudissements. Le nouveau gouvernement de Jean Castex a fait face aux députés, ce mercredi 8 juillet, à l’Assemblée nationale. Un baptême du feu attendu et scruté, en particulier en ce qui concerne Éric Dupond-Moretti, surprise du remaniement et nouveau ministre de la Justice. 

Le garde des Sceaux a pu expérimenté dès sa première prise de parole l’ambiance si particulière de l’hémicycle. En réponse à un député, Éric Dupond-Moretti a répondu à une question du député LR Antoine Savignat : “Vous ne deviez jamais occuper ce fauteuil et vous êtes là. Vous ne deviez jamais avaler de couleuvres et avez retiré cette plainte pour votre atteinte inadmissible à votre vie privée et au secret professionnel. Vos actions futures seront-elles en adéquation avec vos déclarations passées ou pas ?”, a demandé le député. 

“Vous savez tous que quand on est avocat pénaliste libre, on n’a pas la même parole que quand on représente l’État. Ça n’échappe à personne (…) C’est vrai qu’à un moment j’ai dit que je n’accepterais pas cette tâche, il y a une dizaine ou une quinzaine d’années“, a-t-il répondu l’avocat.

Le ministre de la Justice a alors fait face aux chahuts des députés et a eu du mal à reprendre la parole. Il finit par leur dire : “C’est déjà compliqué pour moi, c’est une première”, déclenchant une vague d’applaudissements sur les bancs de la majorité. 

Ne tenant pas compte du temps de réponse imposée à l’Assemblée de deux minutes, Éric Dupond-Moretti poursuit. “J’ai un sens aigu du contradictoire et un respect de la parole de l’autre, j’aimerais que vous me laissiez au moins m’exprimer. On ne juge pas des hommes sur des a priori me semble-t-il. Vous me jugerez sur ce que j’ai fait, quand je le ferais. Pardonnez-moi (…) quand on est au café du commerce, on ne s’exprime pas comme quand on est avocat. Quand on est avocat, on ne s’exprime pas comme quand on est ministre. Ça c’est pour la forme. Moi, au café du commerce, je ne porte pas de cravate, à l’Assemblée j’en mets une”. 

Ne cessant d’être hué, le ministre se retourne alors vers le président de l’Assemblée en lui demandant “est-ce qu’on décompte les interruptions ?”. La réponse de Richard Ferrand est sans équivoque : “Non, on ne décompte pas. On souffre en silence”, déclenchant ainsi les rires de l’hémicycle. Éric Dupond-Moretti a fini en revendiquant sa “parole d’homme libre”. “Ma parole sera celle du ministre de ce gouvernement. Je remercie le président de la République et le Premier ministre de la confiance qu’il m’accorde. Je veux travailler avec vous tous, députés de la majorité et de l’opposition“, retrouvant ainsi les codes du langage politique.

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