VIDÉO. À la Pitié Salpêtrière, échanges tendus entre Macron et les soignants – Ouest-France

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En visite surprise dans un des plus grands hôpitaux parisiens ce vendredi 15 mai, Emmanuel Macron a été fraîchement accueilli par des soignants qui ne « veulent pas de médaille » mais « du flouze, du pèze, de la fraîche, de l’argent ».

Interpellé vivement par des soignants, le président de la République a promis "d'investir" dans l'hôpital ce vendredi 15 mai (photo d'illustration).
Interpellé vivement par des soignants, le président de la République a promis “d’investir” dans l’hôpital ce vendredi 15 mai (photo d’illustration). | GONZALO FUENTES / REUTERS

  • Interpellé vivement par des soignants, le président de la République a promis "d'investir" dans l'hôpital ce vendredi 15 mai (photo d'illustration).
    Interpellé vivement par des soignants, le président de la République a promis “d’investir” dans l’hôpital ce vendredi 15 mai (photo d’illustration). | GONZALO FUENTES / REUTERS
Les soignants sont remontés contre Emmanuel Macron et ils lui font savoir. Ce vendredi 15 mai, le président de la République était en visite à l’hôpital de la Pitié-Salpetrière où il a été fraîchement accueilli par un syndicaliste qui s’interroge sur l’utilité de la médaille de l’engagement face aux épidémies promise par le gouvernement aux soignants : « Vous pensez vraiment qu’on a besoin d’une médaille ? ». La réponse du président ne se fait pas attendre : « Si vous ne la voulez pas, ne la prenez pas ».

> Suivez ici notre direct de ce vendredi 15 mai consacré à l’épidémie de coronavirus

La réaction du locataire de l’Élysée fait réagir sur les réseaux sociaux. Pour Christian Delporte, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Versailles, « il y avait cent façons de réagir, Macron a choisi la plus agacée. Une séquence de communication ruinée en quelques mots ».

Sur Twitter, les avis divergents. Certains estimant que « les médailles, ça compte ». D’autres s’amusent du symbolisme de la médaille qui n’est pas accompagné d’une augmentation durable des salaires des soignants : « quand vous pourrez payer votre loyer avec une médaille, vous nous préviendrez ».

« Avant le Covid, on était déjà désespérés »

Le président de la République avait déjà été interpellé plus tôt par des soignants au sein de l’hôpital qui lui demandaient « une revalorisation des salaires.[…] On veut du flouze, du pèze, de la fraîche, on veut de l’argent ».

Des infirmières lui ont pleinement exprimé leur désarroi face à la crise du coronavirus. « Avant le Covid, on était déjà désespérés depuis des années, explique l’une d’elles, Monsieur Macron, il vous faut le covid pour que vous vous rendiez compte que les hôpitaux sont en souffrances. On est la honte de l’Europe. On a pas de matériel ».

Emmanuel Macron s’est défendu à dit vouloir « mettre fin » à la « paupérisation » des personnels soignants et promis que l’État « sera au rendez-vous » et a promis d’»investir ».

La CGT réclame « 300 € d’augmentation » et la CFDT une « reconnaissance pérenne par la revalorisation de la grille salariale dans tous les métiers ».

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