Variants du coronavirus : masques à éviter, distanciation à 2 m, pourquoi les recommandations changent – Midi Libre

Spread the love

Face à la propagation des cas de contamination liés aux variants du coronavirus, le Haut Conseil de la Santé publique recommande l’utilisation de masques de meilleure qualité et déconseille certains masques en tissu parmi lesquels ceux faits maison et ceux de catégorie 2. Explications. 

Allons-nous devoir changer de masques en France ? Pour faire face au danger que représentent les nouveaux variants du coronavirus, décrits comme plus contagieux, en Allemagne, la Bavière a rendu obligatoire le port du masque de type FFP2 dans les transports en commun et les magasins. Une mesure qui pourrait être étendue à l’ensemble du pays comme en Autriche.

A lire aussi : Comment bien porter son masque : les conseils vidéo de Romain, infirmier dans l’Hérault

Le masque FFP2 imposé en Allemagne et en Autriche

Par ailleurs, le port de cet équipement est également plus fréquent en Espagne et au Portugal sans pour autant qu’il n’y ait d’obligation légale.

Les masques en tissu de catégorie 1 et les masques chirurgicaux à privilégier

Ces derniers jours, en France, plusieurs épidémiologistes plaident pour la mise en place d’un dispositif similaire. Ce lundi 18 janvier, avec l’apparition en hausse de cas de variants en France, le Haut conseil de santé publique (HCSP) a recommandé dans un avis encore non publié de se privilégier avant tout de masques en tissu réutilisables de catégorie 1, qui filtrent à plus de 90 %, et de masques chirurgicaux (95 %).

\u26a0 Face aux variants plus contagieux, le port de certains masques en tissu déconseillé.

Selon les normes élaborées par l’Afnor, les masques de catégorie 1 filtrent 90% des particules, tandis que ceux de catégorie 2 n’en bloquent que 70% https://t.co/UyWyeWgw0X

— Le Figaro (@Le_Figaro) January 18, 2021

En France, le FFP est réservé aux soignants

En effet, sur LCI et Franceinfo, Didier Lepelletier, coprésident du groupe de travail Covid-19 du HCSP et médecin hygiéniste, a qualifié de “bonne chose en cette période” le fait de “porter un masque en tissu réutilisable de catégorie 1, plutôt que des masques de catégorie 2 qui filtrent un petit peu moins bien, voire des masques fabriqués de manière artisanale où là il n’y a aucun contrôle sur leur performance qui est réalisé”.

Néanmoins, cela ne veut pas dire qu’il ne faut plus porter de masque en tissu. Sur BFMTV, Jean-Pierre Thierry, médecin spécialisé en santé publique, a expliqué qu’il “vaut mieux avoir un masque en tissu très bien adapté qu’un masque chirurgical mal porté”.

A lire aussi : Coronavirus : prix, arnaques, législation, idées reçues… ce qu’il faut absolument savoir sur le masque

Plus difficiles à porter de manière efficace

À ce jour, les masques de type FFP2 sont majoritairement réservés aux personnels soignants. Si ces masques filtrent au moins 94 % des aérosols, Didier Lepelletier estime que l’étendre à la population générale “n’est pas forcément une bonne chose parce qu’on ne pourra pas contrôler” qu’ils sont “bien portés” et “adaptés à la morphologie du visage”

Les types de masque

Aujourd’hui, il existe deux types de masques en tissu vendus dans le commerce et qui ont la norme Afnor. Ceux de catégorie 1 filtrent 90 % des particules. Ils sont aussi efficaces qu’un masque chirurgical.

En revanche, ceux de catégorie 2, les UNS2, ne filtrent que 70 % des particules. Si vous êtes malade, avec un coronavirus classique, même si vous diffusez à travers votre masque une petite quantité de virus, le risque de le transmettre aux autres est faible, la charge virale n’est pas suffisante.

Le masque chirurgical est un dispositif médical dont la fabrication répond à une norme. Il a un double avantage : il évite que l’on transmette le virus par des postillons et protège son porteur des gouttelettes les plus grosses. Par contre, il est incompétent contre les très petites particules.

Le ministère de la Santé n’a pas réagi

Le HCSP a été transmis ces recommandations dimanche à la Direction générale de la Santé qui dépend du ministère de la Santé. Celui-ci n’a pas encore réagi. Le HCSP émet des avis consultatifs mais qui sont souvent suivis.

Une distance de 2 m préconisée

En revanche, Didier Lepelletier juge que l’usage des masques FFP2, filtrant au moins 94 % des aérosols, dans la population générale “n’est pas forcément une bonne chose parce qu’on ne pourra pas contrôler” qu’ils sont “bien portés” et “adaptés à la morphologie du visage”.

Le groupe de travail du HCSP insiste aussi dans ses recommandations sur le fait d’assurer une distance de sécurité à 2 m et non 1 m entre chaque personne.

Leave a Reply