Variant Delta : l’« été sous tension » d’Emmanuel Macron – Le Monde

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Sur la promenade de bord de mer à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), le 27 juillet 2021.

Début juin, Emmanuel Macron avait affirmé ne pas s’attendre à gérer un « été en pente douce ». Le chef de l’Etat pensait alors pouvoir relancer un dernier train de réformes, en particulier celle des retraites, d’ici à la fin du quinquennat. Mais si la côte est raide en ce week-end de chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens, c’est en raison de l’épidémie de Covid-19, qui va occuper le gros des vacances présidentielles – M. Macron a rejoint, vendredi 30 juillet, sa résidence officielle du fort de Brégançon (Var).

La trêve estivale « sera assez peu une trêve eu égard à la crise sanitaire », a reconnu, mercredi, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Au moins un conseil de défense consacré à la gestion de la pandémie devrait être organisé en visioconférence, a priori le 11 août, avant la rentrée officielle de l’exécutif, prévue le 25 août, lors d’un conseil des ministres. Le signe d’un « été sous tension », convient-on au sommet de l’Etat, dominé par le très contagieux variant Delta.

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Restrictions locales

Malgré l’embellie constatée dans certains pays européens, comme le Royaume-Uni, où le pic de cette quatrième vague serait passé, la France sait que le plus dur reste à venir en ce qui la concerne. « La progression des chiffres chez nous est énorme », s’inquiète une ministre. Une moyenne de plus de 20 000 nouveaux cas quotidiens de Covid-19 a ainsi été répertoriée au niveau national ces derniers jours, tandis que la barre des 1 000 patients admis en réanimation a été franchie, jeudi. Aucun territoire n’est épargné. « La carte de France est désormais presque entièrement rouge. Elle est par endroits rouge écarlate. Plus encore que les précédentes, la quatrième vague frappe tout le territoire », s’est alarmé Gabriel Attal.

C’est en outre-mer que la situation est la plus « dramatique », pour reprendre l’expression du premier ministre, Jean Castex. Trois premiers malades devaient être transférés en métropole, samedi, depuis la Martinique, en raison de la saturation des hôpitaux sur place. L’île a renoué avec le confinement, tout comme La Réunion. L’état d’urgence sanitaire a en outre été déclaré en Guadeloupe, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin.

En métropole, les lieux de vacances sont particulièrement scrutés. Le port du masque obligatoire en extérieur a été rétabli sur une grande partie de la façade atlantique. Même contrainte en Haute-Corse ou dans les Pyrénées-Orientales, où les bars et les restaurants doivent, par ailleurs, fermer à 23 heures afin de contrer la circulation du virus. La liste des restrictions s’allonge, donc, mais le gouvernement se refuse, pour l’heure, à prendre des mesures au niveau national, préférant déléguer sa réponse département par département. « Entre maintenant et courant septembre, il n’y aura rien de plus, ça restera au niveau local », affirme une ministre.

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