Vaccin AstraZeneca : deux études établissent un lien avec les cas de thromboses – Sud Ouest

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Ces études, qui restent encore au stade d’hypothèses, permettraient de soigner et d’éviter les risques de thromboses pour les personnes vaccinées avec l’AstraZeneca

Le vaccin d’AstraZeneca ne rassure plus certains citoyens. En cause, ses effets secondaires et plus précisément les cas de thromboses rapportés ces dernières semaines dans plusieurs pays. Pourtant, le risque de développer une thrombose reste faible par rapport au nombre de doses injectées. Ils toucheraient seulement une personne sur un million de vaccinées.

Malgré des bénéfices toujours largement supérieurs aux risques, cela ne suffit pas pour convaincre les plus réticents. Dans les Hauts-de-France, de nombreuses personnes ont annulé leur rendez-vous de vaccination dimanche et des centaines de doses ne trouvent plus preneur.

Mais deux récentes études pourraient bien permettre de renouer la confiance avec ce vaccin, rebaptisé Vaxzevria. Des chercheurs de l’université allemande de Greifswald ont indiqué avoir trouvé le lien entre les cas de thromboses et le vaccin d’AstraZeneca. Mieux, ils pensent avoir trouvé la solution pour éviter ces complications.

Anticorps et plaquettes

Pour rappel, aucune étude n’a pour l’instant établi de lien de causalité direct entre le vaccin et les thromboses. Mais celle-ci pourrait bien permettre d’en savoir un peu plus sur leur relation.

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La thrombose est un caillot de sang se forme dans une veine ou dans une artère. Celui-ci bloque la circulation du sang, ce qui peut mener à des complications comme l’embolie pulmonaire, l’infarctus ou l’accident vasculaire cérébral.

Selon l’étude des chercheurs de l’université de Greifswald, ces cas de thromboses chez les personnes vaccinées surviennent après une combinaison rare de symptômes : des caillots sanguins généralisés, un faible nombre de plaquettes sanguines et des saignements.

Dans de rares cas, « l’anticorps se forme après la vaccination active des plaquettes sanguines ». Ces plaquettes qui circulent dans le sang ont un rôle majeur dans la coagulation. Leur activation se produit lors de saignements liés à des plaies ou des hémorragies internes. Une quantité insuffisante ou trop importante peut causer de sérieuses complications. « Celles-ci agissent alors comme en cas de cicatrisation des plaies et déclenchent une thrombose cérébrale », précise l’étude.

« Forte réponse immunitaire »

Cette piste n’a pas encore été validée par la communauté scientifique et elle reste encore une hypothèse. Mais si le lien entre la formation d’anticorps et les plaquettes sanguines est établi, il serait ainsi possible de prévenir les risques et donc d’éviter les cas de thromboses pour les personnes vaccinées. Cette activation des plaquettes peut être identifiée en amont et être traitée avec des « immunoglobulines intraveineuses et des anticoagulants non hépariniques », explique les chercheurs allemands.

Une autre étude norvégienne réalisée sur des patients atteints de thrombose et publiée le 18 mars rejoint aussi la même hypothèse. « Ces patients ont développé une forte réponse immunitaire, ce qui a conduit à la formation d’anticorps, qui peuvent affecter les plaquettes et ainsi provoquer un thrombus », conclut le professeur Pal Andre Holme.

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