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Une visite d’appartement qui vire au drame : retour sur l’affaire Sophie Le Tan – Ouest-France

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Le corps de Sophie Le Tan, retrouvé mercredi, a été identifié grâce aux premières analyses ADN, a-t-on appris ce samedi 26 octobre. La fin d’un feuilleton de plus de douze mois, pendant lesquels les proches de l’étudiante de 20 ans ont tout tenté pour la retrouver et pendant lesquels un suspect a été mis en examen. Retour sur cette affaire qui s’est nouée à Strasbourg et ses environs.

Le père de Sophie Le Tan tenant un portrait de sa fille, lors d’un rassemblement à Strasbourg, le 5 octobre 2018. | FREDERICK FLORIN / ARCHIVES AFP

  • Le père de Sophie Le Tan tenant un portrait de sa fille, lors d'un rassemblement à Strasbourg, le 5 octobre 2018.
    Le père de Sophie Le Tan tenant un portrait de sa fille, lors d’un rassemblement à Strasbourg, le 5 octobre 2018. | FREDERICK FLORIN / ARCHIVES AFP

Étudiante sans histoire, Sophie Le Tan cherchait un nouvel appartement avant la rentrée universitaire. Ce 7 septembre 2018, elle a rendez-vous pour en visiter un dans la matinée. Un logement situé à Schiltigheim et proposé par un particulier via une petite annonce. Elle se rend seule dans cette commune de l’agglomération de Strasbourg (Bas-Rhin). À partir de ce moment, elle ne donne plus de nouvelles.

Dans la soirée, elle doit fêter son vingtième anniversaire au restaurant, avec toute sa famille. Celle-ci s’inquiète rapidement de ne pouvoir la joindre. Pourquoi ne répond-elle pas alors que tout le monde l’attend ? Cinq jours s’écoulent, avant qu’un appel à témoins soit lancé par la police pour retrouver la jeune femme, dont on découvre le visage sur les photos diffusées par les médias. Où cette étudiante qui mesure 1,55 m, a les cheveux et les yeux brun foncé ?

Un suspect au passé judiciaire inquiétant

L’évocation de la visite d’appartement interpelle deux autres jeunes femmes, qui ont répondu à la même annonce. Personne ne s’était présenté au rendez-vous. Détail intrigant : contrairement à Sophie, elles n’étaient pas venues seules.

Une semaine après la disparition, la police arrête l’auteur de l’annonce, repéré notamment par ses données téléphoniques. Il s’agit de Jean-Marc Reiser, un homme de 58 ans au passé judiciaire inquiétant. Il a notamment déjà été condamné pour viols et acquitté au bénéfice du doute après la disparition dans les années 1980 d’une jeune VRP, dont le corps n’a jamais été retrouvé.

Jean-Marc Reiser commence par nier avoir vu Sophie Le Tan. Mais les enquêteurs accumulent les biscuits. Lors d’une perquisition, des traces de sang effacées intentionnellement ont été repérées en plusieurs endroits dans l’appartement, mais aussi sur le manche d’une scie saisie dans la cave et sur des chaussures et une veste lui appartenant.

Des proches qui n’ont jamais cessé les recherches

Confronté aux éléments matériels, il finit par admettre qu’elle est venue chez lui. Il soutient l’avoir soignée pour une blessure à la main avant qu’elle ne reparte. Rien de plus. Il est néanmoins mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration le 17 septembre 2018.

Il est depuis incarcéré à la maison d’arrêt de Strasbourg. Le 4 septembre dernier, sa détention provisoire a été prolongée de six mois. Son dernier interrogatoire par la juge d’instruction de Strasbourg chargée du dossier remonte à fin mars : le quinquagénaire avait de nouveau clamé son innocence. Début octobre, ses avocats avaient tenté, en vain, de faire annuler des preuves cruciales en raison d’irrégularités procédurales.

De leur côté, les proches de Sophie Le Tan ont continué inlassablement de ratisser les environs de Strasbourg à la recherche du corps de la jeune femme de 20 ans, en parallèle du travail des enquêteurs. « Nous menons toutes les semaines avec cinq ou six personnes très compétentes des recherches dans les forêts autour de Strasbourg. Il y a beaucoup d’endroits à explorer », déclarait le père de la jeune femme début septembre.

« Ce sera très difficile tant que l’on n’aura pas organisé les obsèques de Sophie. C’est le seul moyen pour qu’elle repose en paix et que nous puissions penser à l’avenir », soulignait-il. Son souhait est en passe d’être exaucé après la découverte du corps de sa fille, retrouvé mercredi 23 octobre dans une forêt du Bas-Rhin et identifié ce week-end après les premiers résultats des analyses ADN.

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