Une majorité de Français préfèrent tenter de réparer un objet plutôt que de le remplacer

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Réclamé de longue date par les associations, le droit à la réparation est en voie de concrétisation en Europe. Suite à un vote du parlement européen le 25 novembre dernier, la directive instaurant ce nouveau principe va entrer en vigueur dans tous les pays de l’Union. Elle impse des mesures spécifiques sur des produits tels que les réfrigérateurs, les machines à laver, ou encore les télévisions. Les industriels sont tenus d’expliquer plus clairement comment effectuer des réparations et les pièces nécessaires doivent être fournies pour une période de dix ans.

Un enjeu écologique primordial

Un sondage récent mené par l’institut YouGov permet de mieux comprendre le ressenti des consommateurs sur ce sujet. L’enquête a permis d’interroger des personnes venues d’Amérique, d’Asie, et d’Europe, dont la France. À la question de savoir si « lorsqu’un objet technologique que je possède tombe en panne, je préfère le réparer plutôt que le remplacer », 54 % des répondants répondent par l’affirmative.

Dans le détail, les Indiens sont les plus sensibles sur ce sujet : 71 % de oui. De leur côté, les Français privilégient l’option de réparation à 51%, tandis que 20 % préfèrent racheter un nouveau produit.

YouGov a aussi sondé les consommateurs en fonction de leur âge. Les 25-34 ans sont les plus susceptibles d’opter pour l’option réparation mais on peut voir que l’ensemble des générations soutiennent aussi ce point de vue.

Pour rappel, la France a devancé ses voisins européens en instaurant un indice de réparabilité. Ainsi, depuis le 1er janvier, une note sur 10 informe les consommateurs du caractère plus ou moins réparable des lave-linge, smartphones, ordinateurs portables, ou encore téléviseurs. L’enjeu est de taille car il s’agit de limiter la quantité de déchets électroniques qui contiennent souvent des substances toxiques et dangereuses. Ce réflexe de la réparation pourrait donc permettre de changer les choses.

Un long chemin reste en tout cas à accomplir et rien qu’en Europe, 12 millions de tonnes de déchets électroniques ont été produites en 2019, ce qui fait du vieux continent un mauvais élève.

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