Une étude fait la lumière sur les dégâts économiques et sociaux de l’illectronisme

Spread the love

Le problème de la fracture numérique est loin d’être nouveau. Il est toutefois devenu encore plus critique à la faveur de la crise sanitaire. Alors que des millions d’employés ont expérimenté pour la première fois le travail à distance, tandis que leurs enfants suivaient les cours par internet, la question de l’illectronisme est devenue cruciale. Les personnes qui manquent de compétences de base pour envoyer un e-mail, se servir d’un traitement de texte, ou faire une recherche sur Internet risquent en effet d’avoir des difficultés majeures.

La France va recruter 4000 conseillers pour former les personnes en difficulté

Pour mieux mesurer ce phénomène, des chercheurs de l’Université de Houston vient de publier une étude à ce sujet. Ses conclusions sont sans appel : une personne qui dispose de compétences techniques telles que la capacité de rédiger un courrier électronique, ou remplir un fichier Excel, sont plus susceptibles d’être employés, y compris pour des emplois qui ne correspondent pas à ces qualifications. Ils notent par ailleurs que ces connaissances s’accompagnent généralement d’un niveau plus élevé de salaire.

Dès lors, les auteurs appellent de leurs vœux la mise en place de politiques publiques pour s’assurer que tous les employés possèdent les compétences informatiques de base pour le monde du travail moderne. C’est d’autant plus primordial que trop peu d’entreprises financent des formations à ce sujet. Les compagnies semblent plutôt attendre de leurs salariés qu’ils maîtrisent déjà ces connaissances avant le recrutement.

Cette problématique reste également très présente en France où l’on estime que 13 millions de personnes sont éloignés du numérique. Pour leur venir en aide, le gouvernement a décidé de financer le recrutement de 4000 conseillers qui travailleront au sein de collectivités locales ou de structures locales privées.

Concrètement, ils aideront ces Français en difficulté à naviguer sur internet, prendre en main un équipement informatique, ou encore à gérer leurs courriels. En tout, cette initiative va coûter 250 millions d’euros et s’inscrit dans le cadre du plan de relance de 100 milliards, dont 7 doivent venir soutenir le numérique.

Leave a Reply