Un journaliste français annonce avoir été enlevé au Mali par un groupe terroriste affilié à al-Qaida au Maghreb islamique – Le Figaro

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Dans une courte vidéo, Olivier Dubois appelle les autorités françaises à tout mettre en œuvre pour le libérer. Son enlèvement a été confirmé par Reporters sans frontières.

Dans une courte vidéo de 21 secondes dont la provenance est indéterminée, le journaliste Olivier Dubois, déclare avoir été enlevé le 8 avril 2021 à Gao, au Mali par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, le GSIM, affilié à al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). L’information a été confirmée à l’AFP par un responsable aux Affaires étrangères françaises.

«J’adresse à ma famille, à mes amis, et aux autorités françaises pour qu’ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour me libérer», déclare-t-il dans la vidéo. Au Figaro, Reporters sans Frontière (RSF) déclare avoir été mis au courant deux jours après son enlèvement. «En concertation avec les rédactions qui l’emploient, nous avons décidé de ne rien révéler pour ne pas le mettre en danger», explique-t-on au Figaro.

«Piégé»

Le journaliste et spécialiste des mouvements djihadistes Wassim Nasr qualifie sur France 24 cette vidéo de «sauvage», car «non estampillée par un groupe djihadiste». Selon lui «Olivier Dubois a été piégé». «On lui a fait miroiter une interview avec un commandant djihadiste local à Gao. Il a été sorti de la ville le 8 avril dernier». Il ajoute : «on ne savait pas s’il était enlevé ou simplement ”invité” pour faire une interview avec un commandant plus important».

Journaliste au Mali depuis 2015 il était notamment correspondant pour l’hebdomadaire Le Point et le quotidien Libération, il est considéré par RSF comme un «très fin connaisseur du terrain». Le GSIM, qui revendique l’enlèvement, est l’un des principaux groupes djihadistes au Mali, affilié à al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), il opère surtout dans le nord du pays.

Olivier Dubois est à ce jour le seul otage français connu, depuis la libération en septembre 2020 de Sophie Pétronin, elle aussi enlevée par un groupe affilé à AQMI en 2016.


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