Un homme d’une quarantaine d’années a été interpellé mardi matin à son domicile de Saint-Germain-dès-Près près de Castres dans le cadre de l’enquête sur l’agression d’un CRS à l’Arc-de-Triomphe lors de la manifestation des Gilets jaunes le 1er décembre lors de l’acte 3. La vidéo avait énormément circulé sur les réseaux sociaux. Il ferait partie du groupe qui s’en serait pris au policier. Il lui aurait notamment arraché son bouclier.

Les enquêteurs de la police judiciaire de Paris, qui ont procédé à l’interpellation, ont placé en garde à vue au commissariat de Castres l’individu, prénommé Bruno, inconnu jusque-là des services de police. Il a été déféré ce mercredi soir devant le parquet de Castres et a été incarcéré à la maison d’arrêt d’Albi en attendant son transfert à Paris par le personnel pénitentiaire pour être entendu par le juge d’instruction qui gère cette information judiciaire ouverte pour “tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique”. Des gilets jaunes, ainsi que la femme du suspect, ont fait le pied de grue devant le commissariat de Castres une partie de la journée hier et ont même suivi les forces de l’ordre à Albi pour soutenir Bruno jusqu’à son incarcération.

Une cagnotte de soutien lancée par les Gilets jaunes

Plusieurs autres Gilets jaunes castrais ont été entendus par les policiers de la PJ parisienne dont un ami de Bruno qui était avec lui à Paris lors de la manifestation. Ce dernier a été laissé libre à l’issue de son audition.

Les Gilets jaunes castrais ont lancé en fin d’après-midi une cagnotte de soutien sur internet pour Bruno, ancien militaire devenu chauffeur routier, qui faisait partie des premiers à rejoindre le mouvement et qui était présent dès le début sur le rond-point de la Chartreuse à l’entrée de Castres.

“Il était très impliqué dans le mouvement depuis le début, c’est quelqu’un de droit et il est loin d’être un casseur, il ne mérite vraiment pas ça”, témoigne un de ses amis qui a partagé le lien de la cagnotte sur sa page Facebook en indiquant que “c’était pour défendre les Gilets jaunes qu’il a simplement retiré le bouclier du CRS pour montrer que derrière chaque CRS se cache un être humain comme nous tous. Pour Bruno, pour sa femme, pour ses enfants, pour sa famille, nous sollicitons votre soutien et votre générosité”.

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