Twitter : suite à l’éviction de Donald Trump, les fake news sont en chute libre

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L’affaire a marqué les esprits et n’en finit plus de susciter des réactions. Dans la foulée de l’intrusion violente au Congrès américain du 6 janvier dernier, Donald Trump a été banni par Facebook, Instagram, Twitter et Snapchat. Le républicain est en effet accusé d’attiser la violence par ses propos et son refus d’accepter sa défaite. Il est aussi coutumier des fausses informations électorales, affirmant, à tort, que la dernière présidentielle est entachée de fraudes massives.

Les militants conservateurs migrent vers d’autres réseaux sociaux

Selon une étude menée par la société Zignal Labs, le départ du président a amené un vrai bol d’air sur les réseaux sociaux en matière de désinformation. Ainsi, les fake news électorales postées sur les grandes plateformes seraient en baisse de 73 % dans la semaine du 9 au 15 janvier, en comparaison de celle allant du 1er au 8 janvier. Dans le détail, les chercheurs ont dénombré 688 000 fausses nouvelles sur le sujet, tandis qu’il en comptait 2,5 millions dans les sept jours précédents l’éviction de Donald Trump.

Les auteurs notent par ailleurs que des hashtags populaires chez les partisans du républicain qui contestent le résultat ont également beaucoup baissé. Il en va ainsi de #FightForTrump : -95,5 %, ou encore #HoldTheLine, en chute de 94,3 %. D’autres expression utilisées par des sympathisants de la théorie complotiste QAnon ont aussi énormément diminué comme par exemple « QAnonJapanFlynn ».

Il faut peut-être voir ici un des effets de l’offensive menée par Twitter contre les partisans de la mouvance conspirationniste avec la suppression de 70 000 comptes la semaine dernière. La société a justifié sa décision en arguant qu’ils « étaient engagés dans le partage de contenu nuisible associé à QAnon à grande échelle et étaient principalement dédiés à la propagation de cette théorie du complot à travers le service ».

Reste à voir si ces effets seront durables ou si les militants parviendront à reprendre leur place sur ces réseaux sociaux. On sait également que les sympathisants conservateurs ont eu tendance au cours des derniers mois à migrer vers des réseaux sociaux alternatifs réputés moins à cheval sur la modération des propos haineux.

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