Le gouvernement va permettre aux chaînes TV de diffuser jusqu’à trois coupures publicitaires pendant un film ou téléfilm de plus d’1h30. Le projet de loi prévoit aussi d’autoriser la publicité selon la géolocalisation et de proposer des longs-métrages le mercredi, vendredi et samedi.

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Le gouvernement a présenté son projet de loi visant à réformer les règles de l’audiovisuel. Celui-ci prévoit la fusion de Hadopi avec le CSA mais aussi des changements qui vont modifier directement l’expérience télévisuelle des spectateurs. Comme le rapporte Le Parisien, l’exécutif prévoit par décret d’autoriser dès début 2020 les chaînes à diffuser une troisième coupure publicitaire pendant les films et les téléfilms d’une durée de plus d’1h30.

TF1 et M6 obtiennent gain de cause

Une victoire pour les groupes TF1 et M6, qui poussent depuis des années pour obtenir cette permission. On peut donc s’attendre à ce que les longs-métrages finissent encore plus tard qu’actuellement étant donné qu’il est improbable que les chaînes diminuent la durée des coupures pub. Autre élément, les chaînes pourront désormais organiser comme bon leur semble la disposition des coupures. Aujourd’hui, elles doivent respecter une période de 20 minutes minimum entre deux « pauses » publicitaires.

Les chaînes vont aussi pouvoir diffuser des publicités faisant la promotion de films au cinéma, mais avec une restriction : il faut au mois autant de temps d’antenne pour les films français que pour les films américains. Enfin, la publicité selon la géolocalisation fait son apparition (limitée à 2 minutes par heure en moyenne). Les téléspectateurs ne recevront pas les mêmes pubs selon là où ils habitent. Pour « ne pas perturber le modèle économique de la radio et de la presse [locale] », il ne sera par contre pas possible de donner d’adresse des magasins.

Enfin, c’était attendu depuis longtemps, les chaînes sont enfin autorisées à diffuser des films certains mercredi, vendredi et samedi. Elles n’en avaient pas le droit auparavant pour ne pas concurrencer le cinéma, mais l’évolution des usages rendait cette règle caduque depuis bien longtemps. L’arrivée des plateformes de SVOD type Netflix ont fini de convaincre le gouvernement que la loi n’avait plus aucun sens de nos jours.

Source : Le Parisien

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