Tuerie de Chevaline : la garde à vue prolongée – LCI

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Alors que le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti annonce ce mercredi matin la création le 1er mars prochain à Nanterre d’un pôle judiciaire national dédié aux “cold cases”, l’un des plus célèbres de ces dossiers connaîtrait-il un nouveau rebondissement ?

Ce mercredi matin, une source proche du dossier indique à TF1/LCI qu’une personne a été placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur la tuerie de Chevaline, survenue il y a près de dix ans. Celle-ci a été prolongée ce mercredi soir. Selon des sources concordantes, il s’agit d’un motard qui avait déjà été entendu comme témoin en 2015. 

La procureure de la République d’Annecy confirme que cette mesure a été prise “à l’encontre d’une personne ce mercredi 12 janvier 2022 à 8h05 par la section de recherche de Chambéry dans le cadre de l’assassinat de la famille Al Hilli et de Sylvain Mollier, dite l’affaire de Chevaline le 5 septembre 2012”. La magistrate précise qu’il s’agit, avec cette garde à vue de “procéder à des vérifications d’emploi du temps”. 

Le 5 septembre 2012, un Britannique d’origine irakienne de 50 ans, Saad al-Hilli, sa femme et sa belle-mère sont trouvés morts, avec plusieurs balles dans la tête, dans leur voiture sur une route de campagne près de Chevaline, non loin du lac d’Annecy. Une fillette du couple est grièvement blessée, tandis que sa petite sœur est retrouvée indemne, recroquevillée sous les jambes de sa mère. Un cycliste de la région, probable victime collatérale, a également été abattu. Il s’agit de Sylvain Mollier.

Quelques mois après les faits, en avril 2013, les gendarmes avaient lancé un appel à témoins. En avril de la même année, les enquêteurs avaient diffusé le portrait-robot d’un motard qui avait été aperçu sur les lieux du quadruple meurtre en Haute-Savoie, en septembre 2012. Identifié en 2015, cet homme, chef d’entreprise, avait été finalement mis hors de cause. 

Par ailleurs, le frère aîné de Saad al-Hilli, qui était en conflit avec lui concernant l’héritage paternel, avait été lui placé en garde à vue le 24 juin 2013 au Royaume-Uni, puis sous contrôle judiciaire jusqu’en janvier 2014. Au sein de la famille al-Hilli, certains penchent plutôt pour un meurtre lié à l’espionnage industriel (Saad était ingénieur spécialisé dans les satellites). 

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