C’est dans un silence pesant et sous une pluie battante que s’est déroulée la cérémonie d’hommage aux quatre policiers victimes de la tuerie du 3 octobre, ce mardi matin, dans la cour de la préfecture de police de Paris, là même ou l’auteur du massacre, un informaticien radicalisé, a fini par être abattu.

Accompagné de plusieurs ministres, dont le chef du gouvernement Édouard Philippe, le président de la République a salué la mémoire des quatre policiers qui « avaient fait le choix de consacrer leur vie à protéger les autres », morts « au service » comme « ceux qui, avant eux, ont été victimes du terrorisme islamiste ».

« Sept minutes ont suffi à plonger la préfecture de police de Paris dans l’un des drames les plus douloureux de son histoire », a-t-il lancé. « La lumière sera faite » et les « responsabilités établies ». « La justice passera », s’est engagé Emmanuel Macron.

« Savoir repérer » les signes de radicalisation

« Vos collègues sont tombés sous les coups d’un islam dévoyé et porteur de mort, qu’il nous revient d’éradiquer », a lancé le chef de l’État. Promettant un « combat sans relâche » face à « l’hydre islamiste », il a appelé « la nation tout entière » à « faire bloc », en louant « l’irréductible esprit français de résistance ».

Pour « agir contre la radicalisation », les « institutions seules ne suffiront pas. L’administration ne saurait venir à bout, seule » de l’islamisme radical. Emmanuel Macron a ainsi appelé les Français à « se mobiliser » pour « savoir repérer » les signes de radicalisation « à l’école, au travail, dans les lieux de sa vie quotidienne ».

Auparavant, peu après 11 heures, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a remis la Légion d’honneur, à titre posthume, aux quatre victimes : Damien Ernest, major responsable d’une unité de locale de police avec 28 ans de service, Anthony Lancelot, gardien de la paix avec 11 ans de service, Brice Le Mescam, adjoint administratif principal avec 6 ans de service, et Aurélia Trifiro, gardienne de la paix avec 17 ans d’ancienneté.

Recueillement et émotion

Une minute de silence a ensuite été observée dans la cour de l’institution, lourdement secouée par cette attaque qui s’est déroulée en son sein.

Juste avant la cérémonie, l’heure était au recueillement dans la cour de la préfecture, où des centaines de personnes sont rassemblées sous la pluie. Les quatre cercueils recouverts du drapeau français y ont été installés devant le monument aux morts.

Deux enquêtes administratives ont été ouvertes par le Premier ministre, afin d’identifier les failles ayant permis à Mickaël Harpon, cet agent radicalisé en poste à la direction du renseignement de la préfecture de police, de passer à l’acte.

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