Trump sur le climat : «Ça finira par se refroidir» – Le Figaro

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Donald Trump a balayé lundi les inquiétudes de responsables californiens sur le réchauffement climatique, lors d’une visite dans cet Etat en proie à des incendies historiques aggravés par la sécheresse. «Ça finira par se refroidir», a assuré le président américain lors d’un échange avec Wade Crowfoot, un responsable local de l’agence de protection des ressources naturelles de Californie, à Sacramento. «Je ne pense pas que la science sache réellement», a ajouté le candidat républicain, qui tient régulièrement des propos climato-sceptiques.

«Cela ne va pas se refroidir en vérité Monsieur le président #lechangementclimatiqueestréel», a réagi sur Twitter Wade Crowfoot, assortissant son message d’un graphique sur l’augmentation des températures en Californie. «Les preuves observées parlent d’elles-mêmes: le changement climatique est réel et il aggrave» les incendies, a aussi insisté Gavin Newsom, gouverneur de Californie.

Le président Donald Trump a en outre plongé une partie des Américains dans la perplexité en évoquant la chute et l’«explosion» spontanée d’arbres pour expliquer ces feux. «Quand des arbres tombent, après un peu de temps, 18 mois, ils deviennent très secs. Ils deviennent vraiment comme une allumette», a-t-il expliqué. «Il n’y a plus d’eau qui passe, et ils deviennent très, très… ils explosent. Ils peuvent exploser.»

Sa remarque a été accueillie avec scepticisme et moqueries sur les réseaux sociaux, même si des explosions localisées d’arbres, notamment d’eucalyptus, ont déjà été rapportées en Australie lors d’incendies et que les arbres gelés peuvent émettre des sons semblables à des coups de feu. Le président n’a pas précisé à quel phénomène il faisait référence. Trump a déjà par le passé véhiculé des théories douteuses sur le climat, vantant les mérites de supposés ratissages des sous-bois en Finlande comme méthode de prévention des feux de forêts.

Les incendies qui se multiplient à travers le globe sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète. L’augmentation de la température, la multiplication des canicules et la baisse des précipitations par endroit est ainsi une combinaison idéale pour le développement des feux. Des dizaines de brasiers dévastent la côte ouest des États-Unis depuis des jours ont déjà fait au moins 35 morts depuis le début de l’été, dont 27 rien que cette semaine dans les trois États de Washington, Oregon et de Californie.

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