Trump menace de suspendre le Congrès pour imposer des nominations – Le Monde

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Le président, Donald Trump, a provoqué la stupéfaction, mercredi 15 avril, en menaçant de suspendre le Congrès américain pour forcer la confirmation de juges et autres nominations, en s’appuyant sur un article de la Constitution américaine jamais appliqué auparavant.

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Le Sénat, à majorité républicaine, a le pouvoir de confirmer ou de rejeter les nominations du président à certains postes : juges fédéraux, magistrats de la Cour suprême, ambassadeurs, etc.

« Des séances bidon »

La chambre haute a suspendu ses séances plénières jusqu’au 4 mai à cause de la pandémie de Covid-19 mais se réunit régulièrement en séance « pro forma », ne rassemblant que quelques sénateurs qui peuvent toutefois approuver des textes à l’unanimité. « Ce qui se fait actuellement de quitter la ville tout en menant des séances pro forma bidon est un manquement au devoir envers les Américains qui ne peuvent pas se le permettre pendant cette crise », a lancé le président républicain.

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Lors de sa conférence de presse quotidienne sur la crise du coronavirus, il a exhorté le chef républicain du Sénat à suspendre toutes les séances afin qu’il puisse confirmer lui-même ses candidats.

Un pouvoir jamais utilisé

Si la Chambre des représentants, à majorité démocrate, « n’est pas d’accord avec cette suspension, j’exercerai mon droit constitutionnel de suspendre les deux chambres du Congrès », a-t-il menacé. « Je préférerais ne pas utiliser ce pouvoir », a toutefois souligné Donald Trump. « La Constitution offre un mécanisme pour que le président puisse remplir des postes dans de telles circonstances », a-t-il insisté. « Le Sénat devrait soit accomplir son devoir et voter sur les candidats soit il devrait suspendre formellement » toutes les séances, « afin que je puisse faire » ces nominations, a-t-il martelé.

« Aucun président de l’histoire n’a jamais employé le pouvoir constitutionnel de suspendre le Congrès », a réagi sur Twitter un historien spécialiste de l’histoire présidentielle américaine, Michael Beschloss.

Le Monde

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