Trump menace de signer aujourd’hui un décret contraignant sur les réseaux sociaux

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Trump menace de signer aujourd'hui un décret contraignant sur les réseaux sociaux Donald Trump doit signer ce jour un décret visant les opérateurs de réseaux sociaux, ont déclaré mercredi des représentants de la Maison blanche, selon Reuters. La teneur du décret n’est à cette heure pas connue.Cette annonce survient après que mardi dernier Twitter ait ajouté sous un double message de Donald Trump un avertissement incitant les utilisateurs du réseau social à vérifier la véracité des affirmations du président américain à propos du vote par correspondance. Cette manoeuvre inédite a provoqué la colère du chef de la Maison blanche, qui a publié mercredi une nouvelle série de messages dans lesquels il accuse les principaux réseaux sociaux de biais politiques.

Le président américain Donald Trump accuse désormais Twitter d’« interférer » avec l’élection présidentielle de 2020. Donald Trump a tweeté : « @Twitter s’immisce maintenant dans l’élection présidentielle de 2020. Ils disent que ma déclaration sur les bulletins de vote par correspondance, qui conduisent à une corruption et une fraude massives, est incorrecte, sur la base d’une vérification des faits par Fake News CNN et l’Amazon Washington Post. Twitter étouffe complètement le discours LIBRE, et en tant que Président, je ne le permettrai pas ! »

Donald Trump, qui ambitionne d’être réélu à la présidence américaine en novembre, a ainsi déclaré que les géants du numérique utilisaient leur « pouvoir considérable » pour recourir à la censure en vue du scrutin. « Si cela se produit, nous ne disposons plus de notre liberté », a-t-il ajouté. Interrogé sur les menaces de Donald Trump à l’égard des réseaux sociaux, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré à Fox News que censurer une plate-forme ne serait selon lui pas le « bon réflexe » pour un gouvernement préoccupé par la censure.

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Twitter en chasse contre les fake news

En février, Twitter a publié une série de lignes directrices pour lutter contre l’utilisation de “deepfakes” ayant pour ambition de tromper les lecteurs. A l’époque, Twitter a expliqué que les informations manipulées, y compris les deepfakes, seront supprimées uniquement si le contenu était susceptible de causer un préjudice, comme des menaces à la sécurité physique d’un groupe ou d’une personne, ou si le tweet crée un risque de violence de masse ou de troubles civils généralisés. Le seuil de préjudice s’applique également au harcèlement, au contenu qui vise à réduire quelqu’un au silence, à la suppression d’un vote et à l’intimidation.Plus récemment, la société s’est associée à d’autres géants des médias sociaux pour publier une déclaration commune promettant de lutter contre la fraude et la désinformation autour de l’épidémie de coronavirus. « Nous aidons des millions de personnes à rester connectées tout en luttant conjointement contre la fraude et la désinformation sur le virus, en augmentant le nombre de contenus faisant autorité sur nos plateformes et en partageant des mises à jour critiques en coordination avec les agences gouvernementales de santé du monde entier », affirmaient les entreprises.

Peu de temps après, Twitter a confessé son incapacité à prendre une « action coercitive sur chaque tweet », malgré sa lutte active contre la désinformation entourant la pandémie de Covid-19.

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