Thomas Pesquet : tout comprendre sur sa mission Alpha

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Thomas Pesquet commence aujourd’hui sa mission au sein de l’ISS. Pour son deuxième voyage au sein de la station spatiale internationale, le natif de Rouen a un emploi du temps très chargé. Entre expérience scientifique et manœuvre extravéhiculaire, petit tour d’horizon sur ce qui attend l’astronaute français pour les six prochains mois.

En général, les missions spatiales portent très bien leur nom, et ce dernier veut souvent en dire beaucoup sur la nature du voyage en lui-même. Avec Proxima en 2016, Thomas Pesquet avait fait partie de l’une des toutes premières missions à être en contact permanent et direct avec le sol. C’est notamment grâce à cette avancé technologique qu’il avait pu poster autant de photos sur la toile alors qu’il était encore dans les airs, à des centaines de kilomètres au-dessus de nos têtes. Pour cette deuxième mission, le français embarque à bord de la mission Alpha.

C’est la première mission d’un nouveau genre pour la NASA et les agences spatiales partenaires (ESA, JAXA essentiellement), la première d’une longue liste qui doit mener au retour de l’Homme sur la Lune, près de 60 ans après Neil Armstrong. Comme l’explique Thomas Pesquet lui-même, sa mission servira en grande partie à « poser les bases pour un retour sur la Lune ». 

Sur l’ensemble de la mission Alpha, 232 expériences scientifiques sont programmées. Plusieurs d’entre elles devront être mises en place par Thomas Pesquet, notamment une qui a particulièrement retenu son attention, sur des « mini cerveaux ». Le français va devoir étudier le développement des cellules souches dans l’espace, une expérience essentielle pour préparer des voyages de longue durée dans l’espace.

Autre expérience assez étonnante qui va être mise en place par Thomas Pesquet au cours de son séjour prolongé, elle portera sur le blob. Cet organisme unicellulaire jaune fascine la communauté scientifique depuis des années et le Français va être le premier à en cultiver dans l’espace.

Sortie extravéhiculaire et commandement de la station

Comme au cours de sa mission Proxima en 2016, le spationaute devrait être amené à réaliser, une à plusieurs sorties extravéhiculaires au cours de sa mission. Ces dernières devraient porter sur le système électrique de la station afin que les panneaux solaires aient un meilleur rendement. Vieux de près de vingt ans, ces derniers ont besoin d’être minutieusement entretenus pour continuer d’amener de l’électricité à la station.

L’autre grand moment de la mission du Français sera sa prise de commandement, durant un mois. Le spationaute de l’ESA va en effet être à la tête de la station spatiale internationale durant la seconde partie de sa mission. Ce nouveau rôle est un véritable « honneur » pour lui, qui vient également récompenser tout le travail effectué par les ingénieurs du CNES, le centre national des études spatiales, au sol. Depuis quelques années la France retrouve une place de premier plan dans l’exploration spatiale. Récemment elle a été mise en lumière par SuperCam la « tête » du rover Perseverance de la NASA, qui est de conception française.

Afin de récompenser le travail fourni par l’ensemble des acteurs du spatial français, mais aussi le très bon travail de Thomas Pesquet, ce dernier sera donc le commandant de la station. Il sera le premier français à atteindre ce titre, et le troisième européen seulement depuis la création de l’ISS en 2001.

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