TEST The Climb 2 sur Oculus Quest 2

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5 ans après la sortie de The Climb et seulement une semaine après l’annonce de la date de sortie, Crytek revient avec le deuxième opus de son jeu d’escalade sobrement appelé The Climb 2 et qui est cette fois, exclusif à la plateforme Oculus Quest. L’occasion pour nous de s’aérer et de profiter du grand air en cette période de pandémie mondiale, couvre-feu et autres confinements… Et Dieu sait que ça fait du bien

Alpiniste débutant

Pour commencer, il est bon de vous préciser que l’auteur de ce test n’a pas eu l’occasion de jouer à The Climb premier du nom. Tous les points de cet article sont donc abordés avec un regard vierge de toute expérience dans cette licence.

Avant de nous lâcher dans la nature, le jeu nous fait suivre un didacticiel bien fourni nous expliquant d’emblée toutes les mécaniques du jeu. Car The Climb 2 n’est pas un simple jeu où il suffit de lever les mains l’une après l’autre sans réfléchir. Chacune de vos mains a sa propre endurance, et c’est là l’un des éléments les plus importants du jeu : la gestion de cette endurance qui est essentielle pour éviter la chute.

Des éléments sont cependant mis en place pour faciliter la tâche du joueur : vous pouvez tout d’abord profiter d’un temps de pause en vous agrippant avec vos deux mains, une action ayant pour effet de regonfler votre endurance à bloc. Vous pouvez aussi être aidé de la magnésie : cette poudre blanche dont vous pourrez régulièrement tapisser vos mains ralentira la perte de votre endurance.

Vous découvrirez aussi lors de ce didacticiel que différentes prises viennent corser le jeu en plus des prises classiques. Les prises étroites qui vous font perdre plus rapidement votre endurance, les prises coupantes qui font perdre une grosse partie de l’endurance et troublent votre vision, les prises fragiles qui lâcheront au bout de quelques secondes et des prises à dépoussiérer avant de pouvoir les utiliser. Vous aurez parfois même l’occasion d’utiliser des prises plus originales, comme des tyroliennes, échelles, et autres surprises. La palme revenant, aussi surprenant que cela puisse être, aux robots laveurs de vitres sur les façades des bâtiments de la ville. Les plus audacieux et les plus pressés apprécieront la possibilité de pouvoir sauter d’une prise à l’autre. Une technique qui consomme cependant plus d’endurance dans vos mains, attention donc à bien calculer votre coup si vous ne voulez pas finir écrasé 50 mètres plus bas.

Plutôt ville ou nature ?

Une fois le didacticiel terminé et les mécaniques acquises, vous accédez enfin au contenu principal du jeu, 15 maps réparties dans 5 univers différents : Alpes, Baie, Canyon, Ville, et enfin Nord (attention le dernier peut prêter à confusion, il ne s’agit pas d’escalader un terril en s’étalant du maroilles sur les mains… Oui, nous aussi nous avons été déçus…).

Chaque univers compte donc 3 maps correspondant à trois modes de difficultés : facile, intermédiaire et difficile, apportant des modification au parcours; et deux modes de jeu. Le premier, « casual », fait abstraction de l’endurance et où le but est de grimper en haut de la montagne le plus rapidement possible. Le second mode, « professionnel », tient quant à lui compte de l’endurance et où le but est de faire le meilleur score, les points augmentant selon le nombre de prises utilisées lors de votre ascension, le type de prises, etc…). Ces deux modes contiennent un classement, et cerise sur le gâteau si vous souhaitez vaincre ce satané joueur devant vous dans le classement, vous pourrez affronter ses « mains fantômes ».

On regrette tout de même que pour ce second opus, Crytek n’ai pas proposé d’autres modes comme par exemple un vrai mode multijoueur où nous aurions pu affronter en direct un autre joueur ami ou inconnu.

La montagne, ça nous gagne

Le gros point positif de The Climb 2 est sans conteste son level-design. En effet, chaque niveau propose plusieurs chemins permettant d’atteindre le sommet, ce qui donne une vraie sensation de liberté cohérente avec le concept du jeu. Ainsi, il m’est déjà arrivé plusieurs fois de rater une prise, tomber, puis éviter la chute mortelle en me rattrapant de justesse à une autre prise quelques mètres plus bas, sur un chemin totalement différent de celui emprunté initialement. Vous pourrez donc également augmenté votre score en réessayant d’autres chemins d’une même map.

Une autre richesse du jeu est son environnement vivant. Vous croiserez pendant votre ascension des animaux et insectes, avions et hélicoptères, et même parfois des humains vous frôlant en wing-suit. Et ces environnements vous réserveront parfois quelques surprises : si vous grimpez dans les Alpes, vous pourrez croiser une marmotte en train de vous guetter, puis partir se cacher dans son terrier lorsque vous vous approcherez. Si vous partez cependant dans les canyons, vous croiserez cette fois des serpents beaucoup moins craintifs et qui n’hésiteront pas à vous mordre si vous vous approchez trop d’eux, ce qui vous fera automatiquement lâcher prise.

Le jeu nous offre aussi la possibilité de débloquer au fil de nos exploits de nombreux éléments cosmétiques permettant de personnaliser nos mains (seul élément visible de notre personnage). Vous aurez donc la possibilité de modifier vos gants, votre bracelet, votre montre, et même votre sexe ou couleur de peau. Bien qu’anecdotique, ce détail reste appréciable pour ceux qui aiment avoir la classe en toute circonstances.

Attention à la chute

The Climb 2 a beau être original et divertissant même s’il reprend la même recette que son prédécesseur, il n’en reste malgré tout pas exempt de défauts. Pour commencer, le jeu n’est graphiquement pas toujours parfait. Je pense notamment aux animaux que l’on peut croiser, mais surtout à la ville en général qui n’est pas particulièrement jolie à regarder.

Un autre problème qui peut nous faire sortir du jeu est la « caméra » qui peut parfois poser problème. Il suffit d’être accroché de trop près à une prise, et votre casque se retrouve dans le mur, faisant apparaître un écran noir avec un message vous demandant de réorienter votre casque dans la zone de jeu. Enfin, même si c’est un détail, il est impossible de régler dans les options le fait qu’on soit gaucher ou droitier. Pas idéal donc pour les gauchers de naviguer dans les menus en utilisant leur main droite.

Verdict : 7/10

En résumé, The Climb 2 est un excellent jeu avec un concept original. On appréciera cette sensation de liberté lors de nos sessions de grimpe, et on se sentira fort à l’idée d’accomplir de véritables exploits sportifs (alors qu’on sera en réalité dans le salon de notre petit appartement parisien en slip à manger des chips). Malgré des graphismes pas toujours au top, le jeu sait nous surprendre et nous faire apprécier les joies de l’escalade. Les joueurs ayant joué au premier opus pourront cependant ressentir un peu trop un air de déjà-vu.

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