Test au Covid : une “liste rouge” annoncée, les infos pour se faire dépister – Linternaute.com

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Test au Covid : une "liste rouge" annoncée, les infos pour se faire dépister Jean Castex a annoncé la généralisation des tests diagnostics du Covid-19 à l’arrivée aux aéroports. Aussi, les entrants sur le territoire français, en provenance de 16 pays “où la circulation virale est particulièrement forte”, devront être en mesure de présenter, aux contrôles, des tests négatifs.

[Mis à jour le 24 juillet 2020 à 17h55] Ce vendredi, Jean Castex a annoncé des tests obligatoires pour les voyageurs en provenance de “16 pays dans le monde où la circulation virale est particulièrement forte”, notamment les Etats-Unis, l’Algérie ou encore le Brésil. Les individus concernés devront être en mesure de présenter “un test attestant qu’ils ne sont pas porteurs du virus”. Toutefois, le Premier ministre a précisé : “Nous savons que dans un certain nombre de ces pays, il n’existe pas de stratégie de dépistage et que l’accès aux tests est difficile, en conséquence de quoi nous avons décidé de généraliser les tests à l’arrivée.” Les cas positifs seront placés en quatorzaine. Voici la liste des pays concernés : Etats-Unis, Emirats arabes unis, Bahreïn, Panama, Afrique du Sud, Koweït, Qatar, Israël, Brésil, Pérou, Serbie, Algérie, Turquie, Madagascar, Inde et Oman.

En France, selon les estimations de Statista, quotidiennement 91,3 tests sont réalisés pour chaque nouveau cas de Covid-19 confirmés. A titre de comparaison, 218,2 tests sont pratiqués en Italie et 168,5 au Royaume-Uni. 

Infographie: Covid-19 : le nombre de tests réalisés est-il suffisant ? | Statista Vous trouverez plus d’infographie sur Statista

Depuis le déconfinement, en mai dernier, la France a une capacité hebdomadaire de 700 000 tests diagnostics du Covid-19. Sont concernés par ces dépistages :

  • Les individus qui présentent des symptômes (difficultés respiratoires, fièvre, toux, fatigue inhabituelle, maux de tête, courbatures, maux de gorge, perte de goût ou d’odorat). Ces derniers doivent présenter une ordonnance délivrée par un médecin généraliste ou de garde.
  • Les personnes identifiées comme “contacts”. En l’espèce, les personnes concernées sont contactées par les services de l’Assurance maladie qui leur indiquent quand réaliser le test (immédiatement en cas de cohabitation avec le malade ou après sept jours dans les autres situations). Lors du dépistage, aucune prescription médicale n’est nécessaire.
  • Certains publics dans le cadre de campagnes spécifiques de dépistage. Ces campagnes de tests ciblées sont à destination des personnes fragiles, des résidents de structures d’hébergement collectif et des personnels exerçant dans ces structures en cas de premier cas confirmé au sein de la structure, des territoires identifiés comme vulnérables en raison de leur densité ou de l’éloignement de l’accès aux soins.
  • Les individus éligibles à une campagne de tests de “grande ampleur” coordonnée par les ARS. Pour ce faire, il suffit de présenter un bon de l’Assurance maladie. Olivier Véran a expliqué dans Le Monde qu’il s’agit “d’identifier les éventuels clusters dormants, c’est-à-dire des foyers invisibles de personnes asymptomatiques.” 

Les patients hospitalisés ou présentant des signes de gravité sont testés dans des établissements hospitaliers. Pour les autres, les prélèvements sont pratiqués dans des laboratoires de ville, des drives, à domicile si nécessaire ou dans les sites de prélèvements des ARS. Par ailleurs, par un décret du 11 juillet 2020, les laborantins d’analyses médicales, les médecins et les pharmaciens sont habilités à réaliser des tests sérologiques. Retrouvez les centres de dépistage à proximité de votre domicile sur le site Internet sante.fr ou sur l’application Essence&Co.

Les tests virologiques (PCR) permettent de déterminer si une personne est porteuse du Covid-19 au moment du dépistage. Le test est pratiqué par des laborantins, infirmiers, médecins au moyen d’un prélèvement par voie nasale ou salivaire.

Les tests sérologiques permettent de rechercher si une personne a développé une réaction immunitaire après avoir été en contact avec le virus. Ces tests sont pratiqués au moyen de prises de sang traditionnelles ou de kits de prélèvements rapides. La liste des dispositifs jugés “fiables” est disponible sur le site du ministère de la Santé. Ils sont remboursés par la sécurité sociale lorsqu’ils entrent dans le cadre des indications définies par la Haute Autorité de Santé.

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