Télétravail : le « nombre de jours minimal » obligatoire prendra fin mardi soir – Le Monde

Alors que sonne l’heure de la rentrée et du retour en entreprise, c’est aussi la fin du « nombre de jours minimal » de télétravail fixé par l’Etat dans les entreprises : elle sera effective à partir de mardi 31 août, dans la soirée, a affirmé, lundi, la ministre du travail, Elisabeth Borne, sur BFM-TV.

Les organisations syndicales et patronales souhaitent « toutes qu’on redonne la main aux entreprises pour fixer les règles en matière de télétravail, qu’on n’ait plus un nombre de jours minimal, c’est ce qu’on va faire », a-t-elle expliqué. Un nouveau protocole sera publié « demain soir », mardi, qui permettra « à la direction de l’entreprise, en discussion avec les représentants des salariés, de définir les règles en matière de télétravail ».

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Le 9 juin, les règles concernant le télétravail avaient été assouplies : un nouveau protocole permettait aux entreprises de faire revenir plusieurs jours par semaine leurs salariés au bureau, tout en préconisant qu’un « nombre minimal de jours » soit fixé « dans le dialogue social ».

Réunions entre ministres et représentants patronaux

Le gouvernement avait sondé la semaine dernière les organisations patronales et syndicales. La CGT avait exprimé son souhait que le télétravail « rentre dans un cadre régulier, qu’il fasse l’objet d’accords ». « Il ne peut pas être géré par l’Etat au moyen du protocole sanitaire. Il faut qu’on passe d’une mesure de gestion de la pandémie à une mesure d’organisation du travail, par des accords négociés dans les branches et les entreprises », avait déclaré Fabrice Angei, membre du bureau confédéral de la CGT.

Lundi matin à Bercy, une réunion a démarré entre plusieurs ministres et des représentants patronaux des secteurs (commerce, hôtellerie, tourisme, événementiel…) qui souffrent toujours de la crise sanitaire. Devant la bonne forme de l’économie française, le ministre de l’économie Bruno Le Maire avait en effet sifflé la semaine dernière la fin du « quoi qu’il en coûte », tout en promettant de continuer « à soutenir ceux qui en ont besoin ». Objectif : « Passer d’un dispositif général et forfaitaire, le fonds de solidarité, à un dispositif sur mesure (…) pour aider réellement chaque entreprise en difficulté », avait ainsi assuré M. Le Maire lundi matin sur France Inter, peu avant la réunion à Bercy.

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Le Monde

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