l’essentiel On en sait plus sur le quotidien de Salah Abdeslam dans sa cellule de la prison de Fleury-Mérogis. Le terroriste belge, impliqué dans les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, entretient une correspondance régulière avec une jeune habitante du Tarn-et-Garonne.

Difficile de savoir ce qu’il se cache derrière les barreaux de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis dans l’Essonne. C’est ici que Salah Abdeslam, impliqué dans les attentats du 13 novembre 2015 qui ont fait 131 morts au Bataclan et sur les terrasses à Paris et au Stade de France à Saint-Denis, a sobrement fêté, dimanche 15 septembre dernier, son trentième anniversaire.

Incarcéré depuis trois ans et demi sur place, Le Parisien a levé le rideau sur le quotidien carcéral du terroriste. Notamment sur ses correspondances, minutieusement observées par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). Selon le média parisien, Salah Abdeslam recevrait régulièrement des courriers d’au moins quatre femmes différentes.

L’une d’entre elles, Maëva, serait domiciliée dans le Tarn-et-Garonne. Des quatre, celle-ci serait d’ailleurs celle qui lui écrit le plus régulièrement depuis deux ans.  

Une Tarn-et-Garonnaise proche de la mouvance islamiste radicale

Le Parisien la présente comme une jeune femme de 20 ans, « proche de la mouvance islamiste radicale ». Dans les échanges des deux correspondants : de longs pamphlets théologiques sur un cahier à grands carreaux. On y dépeint une écriture « régulière », et des échanges « appliqués ».

Dans ces lettres, le terroriste belge se questionne. Il se demande s’il ne commet pas un « péché ». « Certains disent que la foi peut être dénuée d’acte mais c’est faux […] Ce qui est sûr, c’est que le musulman ne peut pas rester en enfer éternellement », écrit Salah Abdeslam.

Les deux correspondants vont plus loin dans leurs échanges : la jeune Maëva aurait même demandé à rencontrer le prisonnier en décembre dernier pour « lui apporter un soutien moral et entretenir les liens qui nous unissent dans cette épreuve. » Une demande appuyée par les parents même du terroriste.

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Une « victime » du système judiciaire

Des écrits décortiqués par la DGSI. Le service de renseignement intérieur va jusqu’à donner son avis sur la question : « Ces courriers témoignent du charisme gagné par Salah Abdeslam auprès d’une communauté islamiste radicale féminine, expliquent la Direction dans un rapport. Ces femmes le placent tantôt comme une victime du système judiciaire, tantôt comme un homme pieux dépassé par les événements ». Une autre de ses correspondantes lui écrirait même de Düsseldorf, en Allemagne.

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Le terroriste belge a écopé de vingt ans de prison par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour avoir tiré sur des policiers le 15 mars 2016, rue du Dries à Forest. Quant au procès sur les attentats du 13 novembre 2015, celui-ci se tiendra en 2021, au plus tôt.

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