Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui-même dit vendredi qu’il n’arrêterait pas son offensive contre les forces kurdes, malgré les “menaces”.

Les Etats-Unis haussent le ton. Donald Trump a autorisé, sans toutefois les activer pour l’instant, des sanctions très fermes contre la Turquie, vendredi 11 octobre. Ankara mène une offensive dans le nord de la Syrie contre une milice kurde depuis trois jours, provoquant le tollé de la communauté internationale.

“Donald Trump a l’intention de signer un décret pour dissuader la Turquie de toute poursuite de son offensive militaire dans le nord-est de la Syrie”, a déclaré le secrétaire américain au Trésor dans une conférence de presse“Ce sont de très fortes sanctions. Nous espérons que nous n’aurons pas à les utiliser mais nous pouvons neutraliser l’économie turque si nécessaire.”

La ligne rouge que la Turquie ne doit pas franchir n’a cependant pas été clairement établie par Washington. Mais le ministre américain de la Défense Mark Esper a fait savoir qu’il avait “fortement encouragé” son homologue turque à interrompre l’opération militaire dans le Nord de la Syrie. Le ton tranche avec le début de la semaine.

Dimanche soir, Donald Trump avait créé la stupéfaction et suscité un tollé lorsque la Maison Blanche avait annoncé, à la surprise générale, le retrait de troupes américaines des abords de la frontière turco-syrienne. Une décision largement perçue comme un feu vert de facto à la Turquie pour attaquer les Kurdes dans cette zone. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui-même dit vendredi qu’il n’arrêterait pas son offensive contre les forces kurdes, malgré les “menaces”.

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