Syndicat «Avenir lycéen»: LFI demande une commission d’enquête parlementaire – Le Figaro

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Les députés LFI et plusieurs communistes ont réclamé vendredi soir une commission d’enquête parlementaire sur le lien du syndicat «Avenir lycéen» avec le «pouvoir exécutif», après des articles de presse consacrés au train de vie de ce syndicat «pro-Blanquer». «Nous déposons ce soir une proposition de résolution visant à la création d’une commission d’enquête sur l’activité du syndicat Avenir Lycéen, ses liens avec le pouvoir exécutif et les actions de contrôle du ministère de l’Education nationale sur ses membres et son action», indiquent les élus insoumis, auxquels se sont associés plusieurs députés PCF.

Une enquête administrative a été ouverte par le ministère après des révélations de Mediapart faisant état de subventions accordées à Avenir lycéen. Selon le site d’information, cette structure créée en 2017, qui défend des positions pro-gouvernementales, aurait dépensé une bonne partie des 65.000 euros de subventions reçues en 2019 en frais de bouche, déplacements et autres dépenses dans des bars et hôtels de luxe. Interrogé le 12 novembre par l’AFP, le ministère avait indiqué «vérifier ce qu’il s’est passé», avec un «contrôle sur pièces».

Dans un article publié par Libération vendredi soir, Clairanne Dufour, «l’une des fondatrices d’Avenir lycéen», évoque le souhait du gouvernement de donner «de la visibilité aux élus des instances lycéennes, qu’il estimait plus légitimes». Mais «j’ai mis du temps à le comprendre, le vrai objectif du ministre, était de s’en servir pour exclure les autres syndicats», pointe-t-elle. Le ministère se défend, lui, de tout favoritisme: «Avenir lycéen est une organisation représentative au Conseil supérieur de l’éducation», avait souligné à l’AFP Edouard Geffray, directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco), le numéro 2 du ministère.

Or les subventions sont accordées en fonction d’une «grille d’analyse» dont fait partie la représentativité, ainsi que la nature des projets ou des actions prévus. Le ministère rappelle par ailleurs qu’il ne peut vérifier qu’a posteriori, un an après son versement, si une subvention a bien servi à mener les actions prévues. Au lendemain de la parution de l’article de Mediapart, Avenir lycéen avait réagi sur Twitter en dénonçant des «faits non avérés» imputés aux «mandatures précédentes», et annoncé la démission de huit de ses dirigeants.

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