Sylvie Retailleau : « Figurer dans le classement de Shanghaï est une reconnaissance » – Le Monde

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Sylvie Retailleau, présidente de l’université Paris-Saclay, affiche l’ambition de « créer un nouveau modèle d’université à la française », et se dit « fière » du 14e rang mondial obtenu par son établissement dans le classement de Shanghaï 2020, dévoilé samedi 15 août.

Fondé par décret fin 2019, l’établissement expérimental Paris-Saclay allie à l’ex-université Paris-Sud quatre grandes écoles et sept laboratoires de recherche, pour un total de 48 000 étudiants, 9 000 chercheurs et enseignants-chercheurs, 275 laboratoires et 7 organismes de recherche représentant 13 % du potentiel de recherche français.

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A quoi attribuez-vous la percée de Paris-Saclay dans le classement de Shanghaï ?

Le classement de Shanghaï est fondé sur la recherche. En 2019, l’université Paris-Sud avait déjà un nombre important de chercheurs les plus cités dans leurs disciplines, c’est pourquoi elle avait obtenu la première place parmi les universités françaises. Nos simulations prévoyaient qu’en 2020 le périmètre de l’établissement expérimental Paris-Saclay permettrait un bond en avant. On s’attendait à être dans le top 20, mais grimper à la 14place n’était pas prévu !

Au total, nous devons avoir environ 35 chercheurs parmi les plus cités dans leurs disciplines, dont 15 originaires de la faculté des sciences d’Orsay, de la faculté de médecine, de la faculté de pharmacie, et de CentraleSupélec. Quant aux organismes nationaux de recherche, ils constituent un gros apport en doublant la mise : 13 chercheurs les plus cités viennent du centre de recherche CEA, deux du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), trois de l’Institut national de la recherche agronomique (Inrae). Par ailleurs, nous comptons 10 Médailles Fields et deux Prix Nobel de physique originaires de la faculté des sciences d’Orsay et de l’Institut des hautes études scientifiques (IHES).

Cette édition du classement n’a pas pris en compte le futur périmètre intégral de Paris-Saclay, qui ne sera effectif qu’en 2025, avec la fusion des universités d’Evry et de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

Doit-on en conclure qu’il faut fusionner avec de grandes écoles et des organismes de recherche pour figurer dans les premières places ?

Figurer dans le classement de Shanghaï n’est pas une stratégie mais une conséquence et une reconnaissance pour être dans les radars internationaux. Tout le monde dit que, pour intégrer le classement, il faut être plus gros afin de compter plus de publications. La réalité est un peu différente car, dans Shanghaï, il y a une division du nombre de publications par le nombre d’enseignants-chercheurs.

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