StopCovid : premier aperçu de l’application qui pourrait être disponible dès ce week-end – Les Numériques

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Il y a du nouveau du côté de StopCovid. Alors que la France a entamé son déconfinement progressif il y a quelques semaines, l’application de suivi des contacts n’a pas dit son dernier mot et pourrait arriver très bientôt.

Alors que la controversée application StopCovid doit être examinée et soumise au vote mercredi 27 mai, le secrétariat d’État au numérique vient de livrer quelques derniers détails sur le projet. Conscient de l’explosivité du sujet, le gouvernement vient donc de mettre toutes ses forces dans un plan de communication de dernière minute.

L’application s’est officiellement montrée pour la première fois hier au travers de nombreuses captures d’écran partagées par le ministère de l’Économie et des Finances. Simple dans son design, elle se divise en trois onglets : “Protéger”, qui permet d’activer et de désactiver l’app et de consulter ses données, “Me déclarer”, qui permet de renseigner son statut sanitaire et enfin “Partager”, qui sert simplement à diffuser l’app à ses différents contacts. L’accent est mis sur ce dernier point dans l’espoir de pousser la population à adopter l’application en masse.

Dans le même temps, Bercy a assuré que “l’application est techniquement opérationnelle et les tests, conclusifs” après une phase de test de trois jours effectuée par 60 militaires armés de téléphones de 17 marques différentes. Fort de ce succès, Cédric O a annoncé au Figaro que “sous réserve du vote au Parlement, l’application pourrait être disponible dans les magasins d’applications d’Apple et d’Android ce week-end”. Un délai plus court que ce qui était prévu puisque, jusqu’ici, l’app n’était pas attendue avant le 2 juin.

Mis en place d’un “Bug Bounty”

La CNIL a également émis un nouvel avis sur StopCovid et estime que “ce dispositif temporaire, basé sur le volontariat, peut légalement être mis en œuvre”, avec quelques réserves tout de même. Le gendarme des données personnelles rappelle cependant que cet outil doit être “un instrument complémentaire du dispositif d’enquêtes sanitaires manuelles” et que des réévaluations régulières devront être opérées après le lancement pour pouvoir apprécier “l’utilité réelle du dispositif”. Léger point d’accroche malgré tout, selon la CNIL “il est important que l’intégralité du code source soit, quant à lui, rendu public” , alors que StopCovid n’était pas véritablement open-source jusqu’ici. Le gouvernement s’est a priori engagé à rendre public l’intégralité du code.

Enfin, l’INRIA (la fondation derrière le projet) a lancé un programme de “Bug Bounty” pour encourager les spécialistes en cybersécurité à décortiquer StopCovid à l’affût de potentielles failles. La découverte de failles critiques pourra rapporter jusqu’à 2 000 €. Une manière de se “prémunir d’éventuelles attaques malveillantes” selon Bruno Sportisse, PDG de l’INRIA. Il faudra faire les choses vite si le gouvernement veut sortir l’application ce week-end. Sans compter que les débats à l’Assemblée nationale et au Sénat promettent d’être houleux, même si Cédric O semble vouloir y croire en expliquant qu’ “il y a eu beaucoup de questions légitimes”, mais que “plus nous donnons d’explications, plus les réticences diminuent”.

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