Stock de sécurité, doses réservées pour la deuxième injection… Le gouvernement détaille sa gestion des vacci – franceinfo

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Mais où sont les doses de vaccin contre le Covid, s’interrogent des élus comme Martine Aubry maire de Lille ? Y a-t-il des stocks cachés? Est-ce que certaines régions sont avantagées ? Pour répondre à leurs interrogations, Emmanuel Macron a demandé au ministre de la Santé dpublier en toute transparence” la répartition des doses de vaccins en France, a annoncé le ministre de la Santé mardi 19 janvier.

Le ministère explique qu’il a déjà fait une première livraison pour que toutes les régions aient un stock de doses et que des ajustements auront lieu dans les prochains jours avec un deuxième envoi qui doit permettre de mieux répartir les doses. La proportion de personnes prioritaires qui habitent dans chaque région sera prise en compte pour cette nouvelle livraison. Olivier Véran a promis mardi matin que cette répartition par région, par département et par centre de vaccination serait consultable d’ici quelques jours sur le site internet Santé.fr.

“Il n’y a pas de stocks cachés” a par ailleurs défendu Olivier Véran. Le ministère de la Santé reconnaît l’existence d’un stock d’État, composé de seulement 8 000 doses auquel il ne touchera qu’en cas d’urgence, de nécessité absolue. Tout le reste est destiné à la vaccination. Si on arrondit, la France a reçu ces 10 derniers jours environ un million de doses de vaccin, quasi exclusivement des laboratoires Pfizer BioNtech. Près de la moitié de ces doses sont réservées aux Ehpad ou sont en train de leur être livrées. L’autre moitié a commencé à être utilisée depuis la semaine dernière pour les soignants de plus de 50 ans et depuis lundi pour tous les plus de 75 ans. La campagne de vaccination a connu une montée en puissance lundi justement, puisque 330 000 Français ont pris rendez-vous pour se faire vacciner cette semaine. Mais il reste encore un peu moins de 200 000 doses qui, elles, ne seront pas déstockées tout de suite.

Pourquoi continuer de stocker des doses alors que certains centres en manquent? La première raison, c’est que le ministère de la Santé souhaite garder une demi-semaine d’avance de stock. Il dit s’appuyer sur les recommandations de logisticiens. C’est un stock de sécurité au cas où, comme la semaine dernière Pfizer annoncerait un problème d’approvisionnement. Ce stock permettrait, par exemple d’administrer la deuxième injection à ceux qui en ont besoin, en temps et en heure. Deuxième raison à l’existence de ce stock de sécurité : il faut garder une marge de manœuvre pour les prochaines semaines. Parce qu’aujourd’hui, on administre les premières injections mais d’ici un mois, dans les centres de vaccination, il faudra jongler entre les deuxièmes injections des Français qu’on vaccine aujourd’hui, et les premières injections de personnes qui n’ont pas eu de rendez-vous plus tôt. Dans un mois, plus de doses seront nécessaires qu’aujourd’hui, sans l’assurance que les laboratoires pharmaceutiques pourront suivre la cadence.

L’opération transparence du gouvernement continue puisque le ministère de la Santé a annoncé cinq décès de personnes vaccinées mardi. Ces décès ont été recensés par les centres de pharmacovigilance de Tours, de Nancy et de Montpellier. Il s’agit de personnes qui sont décédées après la vaccination. Des personnes de plus de 75 ans, qui souffraient de comorbidités, de maladies graves. Le lien n’est pas formellement établi entre la vaccination et leur décès et il est difficile de l’établir mais on peut supposer que pour certains cela ait pu ajouter à la dégradation de leur état de santé. En prenant l’exemple d’une petite fièvre, l’un des effets indésirables observés sur ce vaccin, chez un patient jeune et en bonne santé, un comprimé de paracétamol suffit. En revanche, une petite fièvre sur une personne faible, frêle, en fin de vie,  peut parfois suffire à dégrader un peu plus son état de santé. Au total mardi soir, en France, 139 effets indésirables graves ou inattendus ont été recensés sur environ 500 000 personnes vaccinées.

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