Starlink commence à faire son trou outre-Atlantique

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Starlink commence à faire son trou outre-Atlantique

Starlink, le service d’internet satellitaire de SpaceX, fournit depuis début août un accès internet à l’unité de gestion des Urgences de l’Etat américain de Washington, qui aide les habitants à se remettre des récents incendies qui ravagent la région. Il s’agit, comme l’a fait remarquer CNBC, de la première application publiquement connue du service d’internet satellitaire lancé par Elon Musk.

SpaceX mène actuellement des essais bêta privés de son service Starlink avec des résidents de certaines régions du nord des Etats-Unis et du Canada. Notamment en collaboration avec la division des Urgences de Washington, qui utilise sept terminaux utilisateurs Starlink pour accéder à la toile. « Je n’ai jamais mis en place un équipement satellite aussi rapide à installer et aussi fiable que Starlink », se réjouit le responsable des télécommunications du service d’urgence.

Pour ce dernier, Starlink offre une bande passante deux fois plus importante que les services d’internet satellitaire concurrents, avec une diminution de la latence estimée à 150 %. « J’ai constaté une latence inférieure à 30 millisecondes de manière constante », raconte le membre des services d’urgence de l’Etat de Washington.

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Un service encore en bêta

De quoi faire plaisir à l’état-major de Starlink, qui a été confrontée à des doutes de la Commission fédérale des communications. Cette dernière doutait de sa capacité à fournir des latences aller-retour inférieures aux 50 millisecondes qu’il prétendait pouvoir atteindre, dans la demande d’agrément pour 30 000 satellites adressée aux autorités américaines. De fait, la performance enregistrée par la direction du service des Urgences de l’Etat de Washington se rapproche même des 20 millisecondes de latence aller-retour.

SpaceX doit désormais prouver aux autorités américaine qu’elle peut fournir un service à faible latence, pour optimiser ses chances de bénéficier de subventions, afin d’offrir le haut débit à six millions de foyers et d’entreprises avec des vitesses actuelles inférieures à 25 Mb/s. Reste que la constellation de satellites Starlink de SpaceX, qui compte moins de 800 satellites, ne représente qu’une fraction des 12 000 satellites dont le lancement a été approuvé par la FCC, le gendarme américain des télécoms.

Il est encore tôt pour en savoir plus sur les ambitions que nourrit SpaceX pour son service Starlink. La société a demandé à la FCC de déployer cinq millions de terminaux d’utilisateurs finaux aux Etats-Unis, mais elle n’est actuellement pas « en voie de produire des milliers de terminaux d’utilisateurs finaux par mois ». SpaceX doit lancer un autre lot de 60 satellites ce vendredi. Un lancement qui marquera sa 13e mission Starlink, et devrait porter le nombre total de satellites à plus de 800. Ce qui, selon Elon Musk, est nécessaire pour une couverture modérée de l’Amérique du Nord.

Source : ZDNet.com

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