SpaceX : dernière ligne droite pour la bêta publique de Starlink

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SpaceX : dernière ligne droite pour la bêta publique de Starlink

Après avoir subi plusieurs contretemps météorologiques, SpaceX a finalement lancé sa 12e mission Starlink, portant ainsi sa constellation à un peu moins de 800 satellites, soit le minimum requis pour assurer une couverture modérée en Amérique du Nord. Avec ce dernier lancement, effectué ce mercredi matin au Centre spatial Kennedy en Floride, SpaceX dispose désormais de 775 satellites Starlink alimentés par Linux, dont 728 seraient encore dans la bonne orbite pour fonctionner, selon un rapport de l’astronome Jonathan McDowell.

Ce dernier lot de 60 satellites Starlink ouvre la voie à une version bêta publique dans le nord des Etats-Unis, voire même dans le sud du Canada. « Une fois que ces satellites auront atteint leur position cible, nous serons en mesure de déployer une bêta publique assez large dans le nord des Etats-Unis et, espérons-le, dans le sud du Canada. D’autres pays suivront dès que nous aurons reçu l’approbation réglementaire », a tweeté le PDG de SpaceX, Elon Musk.

Rappelons qu’une bêta privée avait été lancée depuis le mois de juillet dans certaines régions du nord des Etats-Unis. Celle-ci a cependant été largement limitée aux seuls employés de SpaceX, ou encore à certains services d’urgence, comme les pompiers de l’Etat de Washington, dans le nord-ouest des Etats-Unis, actuellement mobilisés pour combattre les lourds incendies qui touchent leur Etat.

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Une production de terminaux encore insuffisante

L’arrivée imminente d’une bêta publique indique que le service Starlink sera désormais en mesure de toucher un plus large public, déçu des faibles débits proposés par les opérateurs dans les zones rurales des Etats-Unis. Les satellites Starlink sont en orbite autour de la Terre à une altitude d’environ 500 km, soit 311 miles, bien plus près de la Terre que les services traditionnels à large bande, par satellite.

SpaceX a récemment présenté les tests de performance internet Starlink de la FCC, qui montrent qu’il est capable d’atteindre des vitesses de téléchargement comprises entre 102 et 103 Mb/s, des vitesses de téléchargement descendant de 40,5 Mb/s à 42 Mb/s, et une latence de 18 à 19 millisecondes.

Il reste toutefois encore beaucoup de chemin à parcourir pour SpaceX, notamment en ce qui concerne le rythme de production des terminaux indispensables pour profiter du service. Actuellement, le groupe n’a la capacité de produire que « quelques milliers de terminaux d’utilisateurs finaux par mois ». Pas encore de quoi espérer la commercialisation à très grande échelle du service, destinée à long terme à couvrir l’ensemble du globe.

Source : ZDNet.com

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