Les grévistes du Technicentre de Châtillon réclament un paiement des jours de grève, la garantie de ne pas faire l’objet de sanctions disciplinaires en raison de leur arrêt de travail et une revalorisation.

“Aucun client, aucun Français ne comprendrait que l’on paye les jours de grève”, a affirmé mercredi 30 octobre le président de la SNCF Guillaume Pepy sur Europe 1, alors que le conflit au centre de maintenance de Châtillon se poursuit, perturbant le trafic depuis la gare Montparnasse à Paris.

“On est au contact des grévistes, on parle reconnaissance du travail, travail du week-end, travail de nuit, mais il y a une revendication qu’il est impossible de satisfaire : c’est le paiement des jours de grève”, a poursuivi Guillaume Pépy. 

Il n’est pas légitime de payer les jours de grève, chacun le sait.Guillaume Pepy sur Europe 1

La grève, suivie par quelque 200 personnes sur les 700 que compte le Technicentre de Chätillon, fait suite au projet de la direction de dénoncer un accord local et de supprimer douze jours de repos supplémentaires par an prévus pour compenser le travail de nuit et de week-end de ces salariés touchant des bas salaires. Un projet finalement retiré mardi par la direction du TGV Atlantique.

Mais les grévistes réclament désormais un paiement des jours de grève, que la direction leur refuse, la garantie de ne pas faire l’objet de sanctions disciplinaires en raison de leur arrêt de travail et une “revalorisation”, c’est-à-dire une prime de 3 000 euros. 

Advertisements
Spread the love

Leave a Reply