Le directeur de la compagnie ferroviaire estime que la revendication des grévistes n’est « pas légitime » mais assure qu’un dialogue est entamé sur d’autres problématiques.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 10h56

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Des cheminots du Technicentre de Châtillon en grève devant le siège social de la SNCF, à Saint-Denis.

« On est au contact des grévistes, on parle reconnaissance du travail, travail du week-end, travail de nuit, mais il y a une revendication qu’il est impossible de satisfaire : c’est le paiement des jours de grève », a déclaré le président de la SNCF, Guillaume Pepy, sur Europe 1, mercredi 30 octobre. Alors que le conflit au centre de maintenance de Châtillon se poursuit, il a estimé qu’« aucun client, aucun Français ne comprendrait que l’on paye les jours de grève » et que cette revendication n’était « pas légitime ».

Le service est très perturbé sur l’axe reliant Paris à la Bretagne, aux Pays de la Loire et au Sud-Ouest à la suite d’une grève déclenchée le 21 octobre au Technicentre de Châtillon (Hauts-de-Seine), spécialisé dans la maintenance quotidienne des trains. La grève, suivie par quelque 200 personnes sur les 700 que compte le centre, fait suite au projet de la direction de dénoncer un accord local et de supprimer douze jours de repos supplémentaires par an prévus pour compenser le travail de nuit et de week-end de ces salariés touchant de bas salaires.

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Un projet de réorganisation retiré

Le projet a été retiré mardi 22 octobre par la direction du TGV Atlantique. Les grévistes réclament désormais un paiement des jours de grève, que la direction leur refuse, la garantie de ne pas faire l’objet de sanctions disciplinaires en raison de leur arrêt de travail et une « revalorisation », c’est-à-dire une prime de 3 000 euros.

Le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, avait exclu mardi tout paiement d’une prime et des jours de grève, lors des questions à l’Assemblée nationale. Ce « mouvement social est aujourd’hui sans objet dans la mesure où le projet de réorganisation qui était demandé a été retiré par la direction régionale. Dès lors, la demande de prime pour reprendre le travail paraît a minima hors sujet, en tout cas injustifiée », avait-il indiqué. « Concernant la demande de paiement des jours de grève il n’y a de la même façon aucune raison d’y donner suite, c’est ce que nous a dit la SNCF et c’est la position du gouvernement », avait-il conclu.

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