Les cheminots du centre de maintenance des TGV à Châtillon, dont le mouvement perturbe le trafic gare Montparnasse, sont prévenus : « Aucun client, aucun Français ne comprendrait que l’on paye les jours de grève », affirme mercredi le président de la SNCF, Guillaume Pepy.

« On est au contact des grévistes, on parle reconnaissance du travail, travail du week-end, travail de nuit, mais il y a une revendication qu’il est impossible de satisfaire : c’est le paiement des jours de grève », a-t-il insisté sur Europe 1. « Il n’est pas légitime de payer les jours de grève, chacun le sait. »

Le service est très perturbé sur l’axe reliant Paris à la Bretagne, aux Pays-de-la-Loire et au Sud-Ouest à la suite d’une grève déclenchée le 21 octobre au Technicentre de Châtillon (Hauts-de-Seine), spécialisé dans la maintenance quotidienne des trains.

Les grévistes réclament aussi une «revalorisation»

La grève, suivie par quelque 200 personnes sur les 700 que compte le Technicentre, fait suite au projet de la direction de dénoncer un accord local et de supprimer douze jours de repos supplémentaires par an prévus pour compenser le travail de nuit et de week-end de ces salariés touchant des bas salaires. Le projet a été retiré mardi par la direction du TGV Atlantique.

Les grévistes réclament désormais un paiement des jours de grève, que la direction leur refuse, ainsi que la garantie de ne pas faire l’objet de sanctions disciplinaires en raison de leur arrêt de travail et qu’une « revalorisation », c’est-à-dire une prime de 3 000 euros.

Le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari avait déjà exclu mardi tout paiement d’une prime et des jours de grève, lors des questions à l’Assemblée nationale.

Ce « mouvement social est aujourd’hui sans objet dans la mesure où le projet de réorganisation qui était demandé a été retiré par la direction régionale. Dès lors, la demande de prime pour reprendre le travail paraît a minima hors sujet, en tout cas injustifiée », avait-il indiqué.

« Concernant la demande de paiement des jours de grève il n’y a de la même façon aucune raison d’y donner suite, c’est ce que nous a dit la SNCF et c’est la position du gouvernement », avait-il conclu.

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