SFR : opposés au plan de départ, les syndicats se mobilisent

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Un « plan de transformation ». Derrière ces mots, se trouve une annonce qui a surpris les syndicats de SFR : un plan de 1700 départs volontaires au sein de l’opérateur. Dans le détail, et « sur la base du volontariat », la direction souhaite voir partir 400 employés dans ses boutiques et 1300 salariés dans les autres branches du groupe. La mesure a fortement déplu aux représentants du personnel, d’autant que les résultats sont plutôt bons  avec un chiffre d’affaires de 10,6 milliards d’euros en 2020, soit une hausse de 2,4 %.

Les syndicats veulent plus d’informations sur la situation économique de SFR

Depuis cette annonce, les organisations syndicales ont donc fait connaître leur mécontentement. À l’image de Cécilia Pereira, déléguée syndicale centrale adjointé de la CFTC dans l’intersyndicale Unsa-CFDT-CFTC. Citée par Les Echos, elle fait part de sa colère :

Nous sommes scandalisés. Personne ne s’y attendait. Surtout après l’information consultation du CSEC (Conseil social et économique central) sur les orientations stratégiques à la fin de l’été dernier où la direction a affirmé à plusieurs reprises que celles-ci n’auraient aucun impact sur l’emploi. Nous sommes tout de même opérateur d’importance vitale ! Nous avons des marchés avec l’État et plus de 2.000 salariés ont bénéficié du chômage partiel à l’occasion du premier confinement.

Loin de se laisser abattre, les syndicats ont choisi d’agir en justice. Selon le quotidien économique, ils demandent à SFR de remettre les documents complets sur la situation économique à un expert du CSEC. Ces derniers auraient en effet dû, selon eux, être transmis avec les orientations stratégiques rendues en octobre 2020.

L’intersyndicale a plusieurs craintes et notamment sur le fait que les plans de départ soient véritablement volontaires. Autre inquiétude : « la création de postes équivalents à ceux supprimés dans une autre filiale du groupe, Rhôn’Telecom ». Certains redoutent ainsi que l’entreprise ne choisisse de recruter des jeunes moins bien rémunérés et avec moins de droits par ce biais.

Pour l’heure, les syndicats mobilisés ont décidé de se réunir mardi pour se prononcer sur d’éventuelles actions. La direction n’a quant à elle pas souhaité répondre à nos confrères.

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