SFR : Alain Weill quitte la présidence sur fond de grogne sociale

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SFR : Alain Weill quitte la présidence sur fond de grogne sociale

Le PDG de SFR passe le relais : Alain Weill a annoncé hier son intention de quitter ses fonctions au sein d’Altice France, ainsi que son poste au sein d’Altice Media. Alain Weill était depuis 2017 le PDG de SFR, mais il était également connu comme le fondateur du groupe média NextRadioTv (RMC, BFMTV, 01net), qu’il avait cédé en 2015 au groupe de Patrick Drahi. Le poste de PDG de SFR reviendra à son actuel directeur général, Grégory Rabuel. Arthur Dreyfuss, actuel directeur général d’Altice Media, reprendra le poste de président-directeur général à la suite du départ d’Alain Weill.

Le dirigeant promet néanmoins qu’il ne sera « jamais très loin du groupe et de Patrick Drahi », et qu’il souhaite poursuivre ses activités dans le domaine « des médias et du digital ». « A ce titre, je reste d’ailleurs encore associé au groupe Altice, qui est actionnaire de L’Express, que je m’attelle à relancer », précise-t-il dans son communiqué.

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La direction remaniée devra faire face à la grogne des employés de l’opérateur : suite à un plan social annoncé en mars et affectant environ 2 000 postes sur les 10 000 employés du groupe, les syndicats du groupe manifestent leur opposition. L’intersyndicale CFDT, Unsa et CFTC « refuse l’ampleur de ce plan et sa méthode de mise en œuvre qui se fait à marche forcée et porte atteinte à l’avenir et l’image de marque de SFR ». Elle a annoncé lundi avoir cessé les négociations avec la direction. Un mouvement de gréve a été lancé chez l’opérateur et les employés mécontents manifestaient hier devant le siège d’Altice France, dans le XVe arrondissement de Paris.

La direction conteste les chiffres avancés par les syndicats et évoque de son côté un plan de départs volontaires concernant « 400 salariés dans la distribution, ainsi que 1 300 dans les autres fonctions du pôle télécoms », soit 1 700 postes. La direction justifiait en mars le plan social en invoquant les perturbations causées par la crise sanitaire, qui ont conduit à une baisse de la fréquentation des magasins physiques de l’opérateur. Une perturbation qui ne s’est pas ressentie sur le chiffre d’affaires de SFR, celui-ci ayant connu une hausse de 2,4 % sur l’année 2020. L’opérateur avait déjà lancé un premier plan social d’ampleur en 2016, visant à supprimer 5 000 emplois sur les 15 000 postes que comptait la société.

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