Sauvegarde informatique, la définition en un clic

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La sauvegarde informatique, (ou backup) est le moyen de protection des données le plus ancien et sans doute le courant qui existe. Elle n’en reste pas moins indispensable face au risque de perte physique du support ou d’attaque informatique.

Sauvegarde informatique, la définition en un clic

Dès les premières heures de l’informatique, le besoin de créer des sauvegardes est apparu. Dupliquer les données sur un deuxième support a dans un premier temps été rendu indispensable du fait de la fiabilité limité des supports de stockage, qu’il s’agisse des disques magnétiques, des disquettes ou même des bandes. La sauvegarde est un élément clé d’un plan de reprise d’activité (PRA).

Si la fiabilité des supports de stockage s’est beaucoup améliorée avec le temps, le risque de destruction du fait d’un événement catastrophique comme un incendie, une inondation ou la foudre existe toujours et rend ce type de précaution toujours nécessaire.
D’autre part, le risque de cyberattaque est venu rappeler à certains la nécessité de bien sauvegarder leurs données sur un support distinct. Un ransomware va chiffrer toutes les données stockées sur un poste afin de demander une rançon à l’utilisateur pour les récupérer. Disposer d’une sauvegarde antérieure à l’attaque est un bon moyen de récupérer ses données à peu de frais.

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Sauvegardes : pourquoi la règle du 3-2-1 s’impose

En matière de protection des données, on évoque la règle du 3-2-1 : chaque donnée doit exister en 3 exemplaires : la copie principale et 2 sauvegardes. Les copies doivent être stockées sur deux supports de stockage de natures différentes. Il peut s’agir d’un disque dur mécanique et d’une bande magnétique ou d’un NAS et d’un service BaaS (Backup as a Service). La troisième règle est que l’une des copies doit être stockée en dehors du site où se trouvent les autres copies. Prestataires spécialisés ou opérateur Cloud, cette copie permettra de faire face à une destruction complète des locaux de l’entreprise par exemple qui entrainerait la destruction des 2 premières copies.

Les 4 différents types de sauvegarde

Les experts distinguent globalement 4 grands types de stockage.

  • Le premier, c’est la sauvegarde complète. Tous les fichiers d’un poste ou d’un serveur sont sauvegardés à l’instant t. L’inconvénient, c’est que cela représente énormément de données à faire transiter par le réseau et à stocker. Ce volume de données va limiter la fréquence des sauvegardes pour ne pas engorger le réseau et les infrastructures de stockage.
  • La sauvegarde incrémentale  s’appuie sur une sauvegarde complète la première fois, puis ne sauvegarder que les changements réalisés dans les données depuis la dernière sauvegarde. La méthode résout le problème des volumes de données à manipuler puisque les incréments sont par nature bien plus restreints que la sauvegarde initiale.
  • La sauvegarde différentielle est une variation de la sauvegarde incrémentale. La technique reprend ce principe de partir d’une sauvegarde complète puis ne sauvegarder que les différences non plus depuis la dernière sauvegarde complète, mais depuis la dernière sauvegarde complète. Une sauvegarde différentielle permet de bénéficier de temps de restauration beaucoup plus court par rapport à une sauvegarde incrémentale qui implique de remonter jusqu’à la sauvegarde initiale pour restituer l’ensemble des données.
  • Dernier type de sauvegarde, la sauvegarde miroir est une sauvegarde de l’image complète d’un système. Cette sauvegarde va permettre de remettre en fonction un serveur opérationnel avec l’ensemble de ses fichiers systèmes et fichiers de données. De nombreuses solutions de stockage offrent ce type de fonction sous le terme snapshot.

Les médias privilégiés pour les sauvegardes

Si les mémoires SSD se banalisent en tant que moyen de stockage sur les postes clients et les serveurs, les infrastructures de stockage mettent encore très fréquemment des disques durs. Le ratio entre le prix et le volume de stockage reste encore très favorable au disque magnétique et les opérateurs de Cloud utilisent encore très largement cette technologie pour leurs services de stockage. La donnée clé dans le choix d’un disque dur pour faire de la sauvegarde, c’est son MTBF, c’est-à-dire le temps moyen entre défaillances. Celui-ci dépasse le million d’heures et permettent d’espérer plusieurs dizaines d’années de fonctionnement sans panne.

D’autres moyens techniques permettent de sauvegarder des données sur de longues durées, dont les disques optiques type CD, DVD et Blu Ray. Néanmoins, leur durée de vie limitée implique de renouveler les supports avant que ceux-ci ne soient périmés. Des techniques de gravure laser sur disques de verre permettent de faire sauter cette limite en portant la durée de vie du support à plusieurs milliards d’années, mais c’est une technologie qui, comme le stockage holographique restent encore dans les laboratoires de recherche.

Considérée par beaucoup comme obsolète, une technologie de stockage fait son grand retour, celle de la bande magnétique. Lointaine héritière des bandes magnétiques des ordinateurs des années 60, la bande LTO-9 offre près de 20 To de capacités de stockage en mode natif et plus du double en mode compressé.  La vitesse d’échange, de l’ordre de 1 Go/s pour cette toute nouvelle évolution de la norme LTO, limite cette technologie au stockage longue durée. On retrouve les bandes LTO dans les offres de stockage à très bas prix des fournisseurs Cloud. Outre ces offres Cloud, les solutions de stockage LTO ont retrouvé de l’intérêt car de nombreux responsables d’infrastructure ont vu dans la bande magnétique un moyen de mettre leurs sauvegardes à l’abri des ransomware dont la cible numéro 1 est de détruire les sauvegardes avant même de s’attaquer aux postes des utilisateurs.

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