Samsung réfléchit déjà aux processeurs 3 nm

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Au dernier trimestre 2020, Apple a dévoilé ses premiers iPhone équipés d’un processeur gravé en 5 nm, l’A14 Bionic. Et peu de temps après, Qualcomm a, à son tour, dévoilé son processeur Snapdragon 888, qui utilise également cette technologie, et qui équipe des modèles comme le Mi 11 de Xiaomi, ainsi que certaines versions du Galaxy S21.

Cette technologie, le procédé de gravure en 5 nm, permet de concevoir des processeurs plus performants et plus économes en énergie. Mais alors que les premiers smartphones avec des puces gravés en 5 nm arrivent sur le marché, certains acteurs réfléchissent déjà à la prochaine évolution : des processeurs gravés en 3 nm.

Samsung : 10 milliards de dollars pour fabriquer puces gravées en 3 nm aux États-Unis ?

Et parmi ces acteurs, il y a Samsung. Pour rappel, Samsung utilise les puces Snapdragon de la société Qualcomm sur certains de ses smartphones, tandis que d’autres utilisent des puces Exynos, une filiale de Samsung spécialisée dans les puces pour mobiles.

D’après une nouvelle rumeur, Exynos prévoirait d’importants investissements en vue de produire des puces gravées en 3 nm. C’est en tout cas ce qui est suggéré par un article publié récemment par Bloomberg.

Un projet au Texas, pour concurrencer TSMC ?

D’après cet article, Samsung voudrait investir plus de 10 milliards de dollars afin de fabriquer une installation aux États-Unis, probablement à Austin, au Texas, qui sera spécialisé dans les puces. Cette installation serait capable de produire des puces gravées en 3 nm plus tard.

En ce qui concerne le calendrier, Samsung voudrait débuter les travaux de construction cette année, installer les équipements en 2022, puis débuter les opérations en 2023. Pour le moment, il s’agit d’une rumeur, et la prudence reste donc de mise.

D’autre part, d’après Bloomberg, Samsung devrait encore négocier avec la nouvelle administration Biden. Le géant coréen pourrait par exemple demander des mesures incitatives. Néanmoins, l’article suggère que même sans ces incitations, Samsung pourrait quand même lancer le projet.

Déplacer une partie de la production aux USA

En tout cas, cet investissement aux États-Unis permettrait à Samsung de réduire l’écart entre sa filiale spécialisée dans les puces et le fondeur TSMC, un spécialiste qui fabrique par exemple les puces utilisées par l’iPhone. Outre cela, Samsung pourrait réduire l’impact de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine sur ses activités, et attirer plus de clients américains, puisque les nouvelles installations se trouveraient sur les terres de l’Oncle Sam.

Comme le note Bloomebrg, la crise de la COVID-19 a aussi récemment alimenté une incertitude concernant la chaîne d’approvisionnement mondiale (telle qu’elle est aujourd’hui). On notera d’ailleurs que le principal concurrent de Samsung Exynos, TSMC, a aussi un projet d’installation qui coûterait 12 milliards de dollars, sur le sol américain (en Arizona).

En tout cas, ces nouvelles sont évoquées à un moment où des rumeurs suggèrent que de nouveaux acteurs sur le marché de l’électronique songeraient à concevoir leurs propres puces (basées sur les technologies Arm). Or, si des sociétés comme Microsoft ou Google décident de concevoir leurs puces (pour les smartphones ou pour les ordinateurs), ceux-ci devront confier la production à des fondeurs comme Samsung Exynos ou TSMC.

Même Huawei, qui se vante d’utiliser ses propres processeurs Kirin à la place de ceux de Qualcomm, ne fait que concevoir les puces, tandis que la fabrication est assurée par des sous-traitants. D’ailleurs, lorsque Washington a annoncé de nouvelles sanctions en 2020, ces sous-traitants n’ont plus été en mesure de fournir des puces Kirin à Huawei.

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