Richard Ferrand estime qu’enterrer ou se précipiter sur la réforme des retraites serait une « folie » – Le Monde

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Richard Ferrand, le président de l’Assemblée, lors d’une session de questions au gouvernement à Paris, le 12 septembre 2018.

Utiliser le projet de réforme des retraites pour rebondir après la défaite de la majorité (La République en Marche, LRM) aux élections régionales n’est pas une solution pour le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LRM). Il estime qu’« enterrer ce projet comme se précipiter serait folie à [ses] yeux ».

« On ne réforme pas pour se donner une image. Trois Français sur quatre estiment que la relance économique est la priorité du moment. Ils ont raison », a souligné M. Ferrand.

« Je veux toujours une réforme qui réduit les inégalités en mettant fin notamment aux régimes spéciaux et qui ouvre de nouveaux droits aux jeunes, aux femmes », a affirmé M. Ferrand dans une interview au Journal du Dimanche (JDD), pour qui « la réforme des retraites ne saurait être abandonnée ».

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« Réaffirmons clairement ce que nous voulons faire et engageons-nous à ce que ce soit notre première réforme du second quinquennat d’Emmanuel Macron », a ajouté M. Ferrand. Un calendrier également plébiscité par le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, pour qui la question devra être mise sur la table « dès septembre 2022, sans attendre ».

Mais certains membres du gouvernement, comme le ministre de l’économie Bruno Le Maire, poussent pour remettre la réforme, laissée en suspens par la crise sanitaire, sur les rails sans attendre 2022.

Appel à la vaccination

Pour le président de l’assemblée, « la priorité, c’est la sécurisation sanitaire et l’emploi, donc la vaccination et la relance ».

Concernant la vaccination, M. Ferrand a estimé qu’elle devenait « un impératif absolu », surtout « chez les soignants et les professionnels travaillant en Ehpad ».

« La stratégie du passager clandestin qui consiste à attendre que les autres reçoivent leur injection est incompréhensible », a affirmé M. Ferrand selon qui « cette attitude est en train de remettre en cause la gratuité des tests de dépistage » et « menace les plus fragiles, les finances publiques, la reprise économique (…) et notre vie sociale ».

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Le président de l’Assemblée a, par ailleurs, qualifié d’« évidence » que le premier ministre Jean Castex, « qui fait bien son travail, reste à Matignon ». « Est-ce que tous les ministres sont en phase avec leurs écosystèmes respectifs ? C’est au premier ministre d’en juger avec le président. »

Le Monde avec AFP

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