RHÔNE – LOIRE. Luc Tangorre une nouvelle fois condamné pour agressions sexuelles dans le Gard – Le Progrès

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Luc Tangorre, 60 ans, comparaissait ce jeudi après-midi à Nîmes pour agressions sexuelles et attouchements dans la station balnéaire du Grau-du-Roi (Gard), durant l’été 2014. A l’audience, le prévenu a une nouvelle fois totalement réfuté les accusations, comme il l’avait toujours fait lors de ses précédentes condamnations.

«La foudre ne tombe jamais trois fois sur le même arbre monsieur Tangorre», ont plaidé maître Fumanal et Nougier: «Dans votre vie, 16 ou 17 victimes vous ont désigné comme un prédateur. Il ne s’agit pas d’erreur ou de complot», ont poursuivi les avocats des victimes.

Condamné à 3 ans et 6 mois de prison

Le parquet de Nîmes avait réclamé 4 à 5 ans d’emprisonnement à son encontre.

Il a finalement été condamné à 3 ans et 6 mois de prison. Un mandat de dépôt a été décidé à son encontre, ainsi qu’une interdiction de séjour dans le Gard pendant 5 ans, avec une privation de ses droits civiques et civils pour la même période.

Révocation de sa liberté conditionnelle à Lyon

Cette condamnation intervient quelques jours après son placement en détention provisoire par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon pour ne pas avoir respecté son interdiction, durant sa liberté sous contrôle judiciaire, d’entrer en contact avec une jeune fille qu’il avait agressée sexuellement en 2017 à Saint-Martin-en-Haut (Rhône).

Il faut dire que Luc Tangorre est un multirécidiviste des agressions sexuelles. Aux assises, en 1983 puis en 1992, Luc Tangorre avait écopé de 15 ans puis 18 ans de réclusion criminelle, pour quatre viols, une tentative de viols et six attentats à la pudeur d’abord, à Marseille, puis pour deux autres viols, près de Nîmes.

Gracié par Mitterrand

Alors surnommé «le violeur des quartiers sud», Luc Tangorre avait bénéficié d’une grâce présidentielle en 1987, après sa première condamnation. Quelques mois après sa libération, il avait abusé de deux étudiantes américaines lors de la Feria de Nîmes de Pentecôte, en 1988.

Sorti de prison en 2000, il n’avait plus fait parler de lui jusqu’en 2014 et ses abus sexuels sur trois mineures, avant de récidiver une nouvelle fois donc en 2017 dans le Rhône.

Cette nouvelle décision de justice soulagera sans doute bon nombre d’habitants de Chazelles-sur-Lyon (Loire), où Luc Tangorre réside depuis sa sortie de prison au début des années 2000. Une présence qui fait débat au sein du village.

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