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Retraites : Suivez en direct le discours d’Édouard Philippe au CESE – L’Est Eclair

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Attendu au tournant, avec un agenda qui a déjà pris du retard puisqu’une «  concertation d’un an » est prévue au sujet du projet de refondation du système de retraites, Édouard Philippe s’est exprimé ce jeudi devant le CESE pour présenter sa méthode.

Le projet de réforme des retraites fera l’objet d’un vote «  d’ici l’été prochain » , a promis Édouard Philippe.

Comme prévu, l’exécutif va lancer des «  consultations citoyennes  » sur les retraites, à partir de «  la fin du mois de septembre  » et jusqu’à «  la fin de l’année  » a précisé le Premier ministre.

C’est Emmanuel Macron qui lancera cette phase de consultations citoyennes fin septembre. Celle-ci se déroulera notamment par l’intermédiaire d’une «  plateforme numérique  » et de « réunions publiques autour d’élus locaux ou d’associations ».

Après avoir reçu, jeudi 5 et vendredi 6 septembre, les syndicats et le patronat pour dialoguer sur le sujet brûlant de la réforme des retraites, l’heure était à la présentation du projet du Premier ministre, notamment devant les partenaires sociaux.

Un temps long pour la réforme assumé

Après avoir ouvert son discours sur sa classe de Terminale et ce qu’il a appris du « Contrat social » de Jean-Jacques Rousseau, le Premier ministre a promis « Plus d’écoute, plus de dialogue », sans grande surprise dans le cadre de la refondation du système des retraites, « la réforme n’est pas écrite » a-t-il précisé.

« Ce temps long nous l’assumons » a-t-il déclaré en référence au retard qu’a pris l’élaboration de cette réforme. « On ne réforme pas un système vieux de 70 ans en quelques semaines » a-t-il souligné.

Édouard Philippe est revenu sur les défis et problèmes auxquels fait face le système actuel, notamment la « logique des statuts  », qui diffère selon la profession, et « ne correspond plus à la réalité d’aujourd’hui », selon le Premier ministre.

Des parcours plus fragmentés

« Les parcours sont beaucoup plus fragmentés » et marqués par des changements de métiers, ajoute Édouard Philippe, ce qui justifie à ses yeux d’aller vers une plus grande «  universalité  » du traitement des différentes professions.

« Le système, pour l’heure, n’est pas très loin de l’équilibre. Faut-il en déduire qu’il ne faut rien faire ? Je ne le crois pas. (…) Tout porte à croire que le déficit va fortement se dégrader » a-t-il déclaré.

« Travailler plus longtemps n’est plus tabou pour la gauche ni pour la droite », assure le Premier ministre, «  et encore moins pour les Français  » : il voit dans le fait que l’âge moyen de départ à la retraite soit supérieur à l’age légal un signe que les retraités ont «  eux-même, d’une certaine façon, tranché le débat  ».

Confiance

Par ailleurs, Édouard Philippe dit s’inquiéter du manque de «  confiance  » des jeunes dans le fait qu’ils bénéficieront un jour d’une retraite, chose qui pourrait les dissuader de contribuer à celle de leurs aînés, assure le chef du gouvernement.

A propos du système universel, le Premier ministre évoque « un système qui conduira à la disparition des régimes spéciaux et de multiples dérogations qui, à quelques exceptions près, n’ont plus lieu d’être ».

Edouard Philippe « entend » les inquiétudes sur le système à points

Edouard Philippe dit «  entendre  » les inquiétudes sur l’évolution future de la valeur des points cotisés dans le nouveau système, et promet des «  garanties  » sur le sujet. Il promet également une prise en compte de la pénibilité, et du fait que certains travailleurs commencent leur carrière très jeunes. Il explique, enfin, compter sur la «  mobilisation des employeurs  » pour développer le travail des séniors.

Il explique aussi demandé à Jean-Paul Delevoye d’organiser, d’ici au 15 octobre, avec les ministres concernés, «  des rencontres avec les représentants des régimes impactés, pour dresser un état des lieux précis et chiffré, et se fixer un calendrier de travail  ».

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