Retraites. Nouvelle mobilisation le 24 janvier, pour Édouard Philippe la grève « n’a que trop duré » – Ouest-France

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L’intersyndicale hostile à la réforme des retraites a appelé à une nouvelle journée d’actions le 24 janvier, alors que le Premier ministre Édouard Philippe a estimé que le conflit « n’a que trop duré ». La SNCF et la RATP ont estimé leurs pertes à respectivement 850 et 250 millions d’euros.

Manifestation à Rennes contre la réforme des retraites, le 11 janvier. | THOMAS BRÉGARDIS / OUEST-FRANCE

  • Manifestation à Rennes contre la réforme des retraites, le 11 janvier.
    Manifestation à Rennes contre la réforme des retraites, le 11 janvier. | THOMAS BRÉGARDIS / OUEST-FRANCE
Édouard Philippe a estimé mercredi que la grève à la RATP et à la SNCF contre la réforme des retraites était sans issue et n’avait que trop duré, au terme d’un séminaire gouvernemental à l’Élysée.

Au 43e jour de mobilisation contre la réforme des retraites, le trafic SNCF et à la RATP devrait encore s’améliorer jeudi. Les directions prévoyaient un nombre de trains en hausse, avec notamment 90 % des TGV en circulation.

Je ne serai satisfait qu’au moment où l’ensemble des usagers de la SNCF au niveau national et l’ensemble des usagers des transports en public, au niveau de l’Ile-de-France, auront retrouvé le cours d’une vie normale, a ajouté Édouard Philippe.

J’ai observé que la mobilisation dans la grève diminuait et je m’en réjouis évidemment, a poursuivi le Premier ministre, rappelant être resté constant et ferme sur la suppression des régimes spéciaux.

Nouvelle journée de mobilisation le 24 janvier

De son côté, l’intersyndicale opposée au projet de réforme des retraites du gouvernement appelle à une nouvelle journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles le 24 janvier, jour de l’examen du projet de loi en Conseil des ministres, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.

Les organisations CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, Unef, UNL et FIDL appellent à réunir des assemblées générales pour continuer et amplifier encore la mobilisation afin d’obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations, écrivent-elles.

Malgré les annonces du Premier ministre et après 6 semaines d’un mouvement social inédit, dont nous nous félicitons, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste, note le texte.

Elles appellent notamment, à la veille de la journée du 24, à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire les 22 et 23 janvier.

Interrogé sur la contestation d’autres catégories comme les dockers et les avocats, Édouard Philippe a dit avoir bon espoir, en expliquant les vertus du système universel et en montrant toute la souplesse dont il est capable, de dépasser cette phase d’opposition initiale et de pouvoir travailler en bonne intelligence avec les organisations syndicales, les représentants de ces professions et le Parlement.

Un coût de 200 millions à la RATP, 850 millions à la SNCF

Matignon a estimé à un montant proche de 200 millions d’euros pour la RATP et environ 850 millions pour la SNCF les conséquences financières de la grève, qui était mercredi dans son 42e jour.

Ces chiffres ont été communiqués après un entretien dans l’après-midi entre Édouard Philippe et les dirigeants de la SNCF Jean-Pierre Farandou et de la RATP Catherine Guillouard.

Le gouvernement relève dans le même communiqué le mouvement progressif mais sensible de retour au travail des agents de la RATP et de la SNCF, après plus d’un mois de grève qui a très largement perturbé le quotidien et les vacances de Noël des Français.

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