Restrictions maintenues à Marseille : le statu quo passe mal pour les élus locaux – LCI

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Le torchon brûle toujours entre Paris et Marseille. Quelques minutes après la conférence de presse consacré par le ministre de la Santé Olivier Véran à l’évolution du Covid-19 en France, des élus de la cité phocéenne sont montés au créneau. En cause : le maintien des mesures restrictives dans la seconde ville de France.

S’il a confirmé un début d’amélioration dans certaines villes dont Marseille où l’“on commence à constater un frémissement, un début d’embellie sur le plan sanitaire, certes timide”, le ministre de la Santé a aussitôt freiné des quatre fers : “Je le dis tout de suite, les niveaux de circulation du virus y restent très élevés, trop élevés, et (…)  les risques sanitaires et de surcharge hospitalière sont encore bien trop importants”. Raison pour laquelle le dispositif incluant la fermeture des bars et restaurants et maintenue. Au grand dam de la classe politique locale.

C’est en tout cas l’avis de Samia Ghali. Invitée sur LCI, la seconde adjointe de la ville a taclé le ministre : “Il s’est pris les pieds dans le tapis et ne sait pas comment pouvoir s’en sortir. Les décisions prises à Marseille ne peuvent pas être prise dans le reste de la France. Je lui demande de changer de position à Marseille, on est en souffrance économique. Olivier Véran a puni ceux qui ont fait le plus d’efforts en matière de Covid en France.” 

Selon l’élue, la patience des commerçants locaux a des limites : “Si monsieur Véran s’entête dans ce sens, vous verrez qu’il y a des restaurateurs qui seront en résistance.”

Du côté de Benoit Payan, premier adjoint, l’heure est également à la critique. “Ce soir, au vu des chiffres, des courbes et de l’absence totale de nouvelles mesures dans le pays, je note qu’Olivier Véran se soucie finalement plus de la situation sanitaire à Marseille qu’à Paris ou qu’à Lille… Les Marseillais le remercient”, a tweeté l’élu.

Le ministre s’est, lui, défendu de tout traitement différencié entre la capitale et Marseille, en relevant que la cité phocéenne avait dépassé les seuils depuis plus longtemps que Paris quand elle a été placée en “alerte maximale”.

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