Rentrée scolaire: des sanctions sont-elles prévues pour les élèves en cas de refus du port du masque? – BFMTV

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Les proviseurs souhaitent favoriser la sensibilisation à la sanction, alors que les masques deviennent obligatoires pour les élèves de plus de 11 ans.

Jean-Michel Blanquer souhaite une rentrée “normale.” Au fil de ces derniers jours, le ministre de l’Éducation nationale a multiplié les prises de parole et essayé de rassurer parents d’élèves et professeurs, à la veille d’un retour en classe logiquement rendu particulier par les conditions sanitaires.

La semaine passée, ce dernier avait expliqué que les adultes auraient pour obligation de porter le masque dans les établissements scolaires sans exception possible, et que des fermetures de classes ciblées pourraient être réalisées en cas de contamination. Ce lundi, Jean-Michel Blanquer a également assuré qu’il ne “manquera(it) pas d’enseignants pour mardi” et que tous les recrutements avaient pu être effectués malgré la crise sanitaire.

“Sensibilisation”

Pourtant, à quelques heures seulement du retour en classe, quelques points restent encore flous. Dans le protocole sanitaire de référence mis en ligne sur le site de l’Éducation nationale, il est bel et bien confirmé que tous les élèves de plus de 11 ans doivent porter le masque en extérieur et en intérieur lorsqu’ils se trouvent au sein de l’établissement scolaire. Une mesure qui ne concerne pas les élèves de maternelle et la plupart de ceux du primaire, en-dessous de 11 ans donc.

En revanche, il n’est actuellement pas spécifié la manière dont les établissements scolaires doivent procéder au contrôle de ce port du masque, et à d’éventuelles sanctions. Tout juste est-il indiqué qu’il est obligatoire “dans les espaces clos et les espaces extérieurs même lorsqu’une distanciation d’un mètre est respectée.”

Contacté par BFMTV.com, Igor Garncarzyk, proviseur et secrétaire général du Snupden-FSU, syndicat des chefs d’établissement de la FSU, souligne que les contrôles seront bien à la charge des établissements, et que la sensibilisation est pour le moment favorisée à la sanction.

“On ne va pas parler en terme de sanctions, mais de sensibilisation. On va tout faire pour qu’ils en portent, on espère que la sensibilisation va fonctionner avec un message général”, souligne-t-il.

“Aucun élève ne repartira à la maison”

De plus, ce même Igor Garncarzyk rappelle, comme le soulignait déjà le protocole de l’Éducation nationale, que “les familles doivent fournir les masques à leurs enfants, sauf dans le cas de difficultés financières.” Le cas échéant, les établissements “pourront fournir, par le concours des collectivités territoriales, des masques gratuits.” Une mesure qui concernera tous les élèves dans certaines zones de France dont l’Occitanie et les Hauts-de-France, rappelle de son côté RTL.

“Aucun élève ne repartira à la maison”, explique encore ce dernier, qui estime toutefois que si un élève ne respecte pas les gestes barrières ou le port du masque “ostensiblement ou volontairement”, alors son cas “rentre dans le mode de gestion” de l’établissement, comprendre son règlement intérieur.

En guise de conclusion, le syndicaliste rappelle que cette rentrée sera particulière pour les élèves, mais également pour les professeurs. “Cela va être compliqué de garder le masque en permanence; cela va être une des grandes difficultés”, termine-t-il.

En mai déjà, alors que les élèves retournaient peu à peu à l’école, la question des sanctions pour les élèves qui ne respecteraient pas les règles sanitaires se posait déjà. Contactée par BFMTV.com, Audrey Chanonat, membre de l’exécutif national du SNPDEN (syndicat des chefs d’établissement), expliquait également que des “évictions temporaires” pouvaient être envisagées “si les gestes n’étaient pas respectés volontairement”, mais que, encore une fois, la sensibilisation était privilégiée.

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