Rémy Daillet, complotiste suspecté d’avoir organisé l’enlèvement de Mia, arrêté en Malaisie – Le Figaro

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Visé par un mandat d’arrêt international lancé par la France, l’homme aurait été arrêté en Malaisie car son titre de séjour arrivait à expiration. Il est suspecté d’être à l’origine de l’enlèvement de Mia en avril.

Fils d’un ancien parlementaire UDF, lui-même ex-président du MoDem de Haute-Garonne, écrivain, fondateur d’un site prônant l’école à domicile, figure du mouvement complotiste en France et soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement de la petite Mia : Rémy Daillet, un Français résidant en Malaisie, avait décidément un profil curieux pour les enquêteurs. Il est suspecté depuis avril d’être l’organisateur à l’origine du commando qui a enlevé la fillette sur la demande de sa maman, ainsi que d’avoir financé cette opération. D’après une source proche de l’enquête, il aurait été arrêté en Malaisie samedi matin, alors qu’il y résidait depuis plusieurs années en situation irrégulière. Son arrestation par les policiers malaisiens a été effectuée sur cette base de séjour irrégulier.

La Malaisie s’était dite prête à coopérer avec la France dans l’enquête sur Rémy Daillet, avait indiqué jeudi 22 avril un responsable de la police malaisienne proche du dossier. La France avait alors lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre de cette figure du mouvement complotiste. À présent qu’il a été arrêté, reste donc à savoir si la Malaisie souhaite l’extrader vers la France : cette hypothèse reste très incertaine, puisque la Malaisie n’a pas signé de convention d’extradition avec la France et n’avait jusqu’ici rien à reprocher à Rémy Daillet, celui-ci n’étant pas connu à ce jour pour des infractions commises sur son sol. L’expiration de son titre de séjour rebat en revanche les cartes, puisque désormais Rémy Daillet peut également être expulsé vers la France par les autorités malaisiennes pour séjour irrégulier dans leur pays, une procédure beaucoup plus rapide que l’extradition.

Dans un communiqué, ses avocats Philippe Fortabat Labatut et Fabrizio Nucera Giampaolo ont présenté Rémy Daillet comme un «dissident» et un «opposant politique contre lequel la République dite française a lancé un mandat d’arrêt international totalement illégal sur le fond et sur la forme». Ils demandent au roi de Malaisie de «proclamer que les conditions du droit ne sont pas réunies» et de ne pas «livrer M. Daillet à la République française».

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